Triathlon Alpe d'Huez

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marco65
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Re: Triathlon Alpe d'Huez

Message non lu par marco65 »

débutant a écrit :
marco65 a écrit :ça marque la journée tout simplement mon cher ...
Tout comme la peluche :wink:
tous les gouts se respectent , si tu aimes les peluches , j'en ai une à la maison ...
bon et après on fait quoi?
débutant
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Re: Triathlon Alpe d'Huez

Message non lu par débutant »

marco65 a écrit :
débutant a écrit :
marco65 a écrit :ça marque la journée tout simplement mon cher ...
Tout comme la peluche :wink:
tous les gouts se respectent , si tu aimes les peluches , j'en ai une à la maison ...
Tu t'es mis avec une peluche ? :roll:

C'est reconnu par les impôts ? (2 parts ?)
rafistole
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Re: Triathlon Alpe d'Huez

Message non lu par rafistole »

Bonsoir à tous,
Nous sommes quelques uns du club à vouloir s'inscrire sur le LD de l'alpe pour la 1ère fois .
Cependant nous ne sommes pas spécialement pressés de nous inscrire et je voulais savoir à quelle période habituellement les inscriptions sont sold out ?
Merci d'avance
brokeback
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Re: Triathlon Alpe d'Huez

Message non lu par brokeback »

salut Rafistole,

Moi je me suis inscrit l'an dernier en mai avant le dernier changement de tarif. Je crois bien que l'épreuve est rarement complète. Donc je pense que tu as du temps, après ce sont les changements de tarif qui peuvent guider ton inscription dans le temps ...
En tout cas, c'est une superbe épreuve. J'en gardes un magnifique souvenir sportif même si cela reste très exigeant et sélectif. Bonne Prépa à toi ...
rafistole
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Re: Triathlon Alpe d'Huez

Message non lu par rafistole »

Merci pour l'info. Avec le changement de date de Nice , il y aura peut-être plus de monde....je verrai en début d'année ou ils en sont....
Encore merci
Le Sham
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Re: Triathlon Alpe d'Huez

Message non lu par Le Sham »

Superbe épreuve mais rude.. très rude .. je l'ai terminée à l'arrache cet été..
J'ai plus souffert là qu'à Nice...

Voici ce que j'en avais écrit ..

Alpe d’Huez 2016 – Keep smiling

C’est dans la solitude d’un soir d’hiver que j’ai découvert le triathlon de l’Alpe d’Huez. Pédalant dans la cave, face aux parpaings et à côté de la chaudière, je me motivais en regardant des émissions consacrées aux triathlons sur Youtube et un reportage de Sport+ faisait la part belle à cette épreuve en passe de devenir à peu près aussi légendaire que le triathlon d’Embrun ou le Norseman.

C’est donc sur mon rouleau que j’ai décortiqué la course : 2,2 kilomètres de natation dans les eaux froides du lac du Verney, au pied de la montée vers la station de ski de Vaujany que je connais très bien, 115 kilomètres de vélo dont trois cols et enfin, 22 kilomètres dans la station après en avoir terminé avec les 21 lacets de l’ascension mythique de l’Alpe d’Huez.

Moi que mes amis d’enfance surnommaient Pantani en raison de mon abondante chevelure et qui suivais chaque étape de montagne debout devant le téléviseur dès que le pirate était dans la course, cela ne me laissait pas de marbre. Après avoir vaincu la distance Ironman l’an passé, je me décidais très vite à consacrer ma saison 2016 à ce triathlon aux distances hybrides à mi-chemin entre le half et le complet.

On m’avait prévenu : « Tu verras, c’est très dur et cela vaut un Ironman ». Je dois bien avouer ne pas avoir pris l’avertissement trop au sérieux. Comment cela pouvait-il être plus difficile que l’an passé quand on a fait Nice et son marathon sous 37 degrés et que le parcours vélo niçois présente quand même un dénivelé positif de 2000 mètres. Bien mal m’en a pris et même si je consacrai l’essentiel de la préparation à gravir des côtes, je me présentai à l’Alpes avec un déficit cruel en termes d’heures d’entraînement et de sorties vélo. Rien ne nous prépare vraiment à ce qui nous attend là-bas quand on vient du plat pays.

Cerise sur le gâteau, un mail de l’organisateur arrivé quelques jours plus tôt nous avait informés qu’en raison de travaux de voiries, le parcours était allongé de 5 kilomètres et présentait un petit col supplémentaire de 3 kilomètres à 8,7% de moyenne. De quoi rendre la partie vélo encore plus âpre.
Soit, j’étais bien loin de penser cela le jeudi 28 juillet en me présentant avec tout mon équipement à l’entrée du parc à vélos situé au bord du lac. Sous un soleil généreux et des températures inhabituelles pour l’endroit, je me préparai et appris que l’eau affichait 15,9 degrés. De quoi déjouer tous les pronostics des routiniers qui annonçaient une eau glaciale. Après avoir salué Sergio une dernière fois, je vérifiai le matériel au milieu des autres Belges. L’organisateur a en effet la bonne idée de regrouper les participants selon leur nationalité.

Après un briefing donné en trois langues où, à ma grande stupeur, je reconnus René Moreau du BIN au micro pour les parties anglophone et néerlandophone, les concurrents purent enfin pénétrer dans les eaux turquoises du lac. Un lac qui n’est accessible que deux jours par an pour l’occasion et dont l’eau limpide rappelle un peu celle de la Méditerranée, le goût du sel en moins.

9H30 précise et le départ est donné. Piètre nageur, j’espère être sur mon vélo dans une heure. Très vite, je me sens mieux que d’habitude. Ça ne se bouscule pas trop, les bouées sont bien visibles et j’ai l’impression de bien glisser. Je m’installe dans un rythme qui me convient et dépasse certains concurrents alors que d’habitude, je suis toujours dans le fond du panier. Première bouée et cela frotte un peu, on a le soleil en plein visage mais heureusement pas longtemps. Comme le peloton est compact, il suffit de suivre des pieds pour ne pas trop dévier. Deuxième bouée et on repart vers le ponton, je me sens toujours aussi bien : 5 mouvements, coup d’œil directionnel, 5 mouvements, coup d’œil directionnel, j’avance bien. Alors que j’atteins la troisième bouée qui marque le début du second tour, je repère une combinaison identique à la mienne. Le gaillard a l’air de nager à mon allure et je décide de ne plus le quitter. Bien m’en prend et, aux termes d’un second tour où le peloton s’est bien étiré, je sors de l’eau en un peu plus de 50’.

Je cours en me déshabillant vers le parc à vélo. Ma montre coince et m’empêche d’enlever ma combi. Je m’énerve et enlève cette montre, la pose par terre, me change, enfile mon casque, mes manchettes, mes gants, mes chaussures, range mes affaires, saisis mon vélo et cours jusqu’à la sortie du parc. Je monte sur mon vélo et me rends compte que la montre est restée à mon emplacement. B.. de m…., obligé de descendre du vélo, de le poser contre une barrière, de courir jusqu’à mon emplacement, d’attraper ma montre et de revenir enfin sur mon vélo. Le départ a été donné, il y a 56’ et je suis en avance sur mes prévisions. Avance bien dérisoire quand vous connaîtrez la suite…

La première partie du parcours est en descente. Les 25 kilomètres initiaux nous voient passer de 700 à 350 mètres d’altitude sur la route nationale qui relie Bourg d’Oisans à Grenoble. Si les automobilistes sont avertis et conciliants, des grappes se forment çà et là à l’arrière des camions ou des autobus. Certains téméraires descendent à vive allure et dépassent entre les véhicules. Pour ma part, je reste sagement sur la piste cyclable à une moyenne qui avoisine les 35 km/h. Arrivé à Séchilien, le circuit quitte la nationale pour traverser cette petite agglomération et tourne à gauche en direction de l’Alpe du Grand Serre. Directement la route s’élève et un panneau nous prévient que le sommet du col est à 1375 mètres d’altitude dans 14 kilomètres. C’est parti donc pour plus de 1000 mètres de dénivelé sur une route qui serpente à l’ombre entre les sapins. Je ne me débrouille pas trop mal. Certains ont des fourmis dans les jambes tandis que d’autres sont déjà à l’agonie. Je monte au train, sans me mettre dans le rouge même si je dois bien avouer que c’est plus difficile que je ne l’avais imaginé. Tantôt devant, tantôt derrière, un groupe d’Anglais m’accompagne. Ils viennent du Sussex d’après leur tri fonction et se prénomment Robbie, Dave et Martin. Chaque fois que je les dépasse, je les gratifie d’un « Come on Guys » tandis qu’ils me rendent la pareille avec un « Come on Oliver ». A quelques encablures du sommet, ils prennent le large et je pensais ne jamais les revoir. Je me trompais.

Sommet de l’alpe du Grand Serre après 40 kilomètres de course, premier ravitaillement. Les bénévoles en nombre remplissent les bidons de chacun et proposent Tuc, Chips, Oranges, bananes et barres énergétiques. Je repars ensuite pour quelques kilomètres de descente. Les paysages sont à couper le souffle (on en a pourtant bien besoin). Sommets majestueux, routes sinueuses, précipices, cascades, torrents, le tout sous un soleil généreux dans un ciel sans nuage. On a beau être en descente, le rythme est cassé de temps à autres par un faux-plat ou une remontée de quelques hectomètres qui nous rappellent qu’on n’est pas là pour plaisanter.

Arrive le moment du petit col supplémentaire. La route s’élève à nouveau pendant 3 kilomètres et alors que le soleil est à son zénith, ces pourcentages supplémentaires font bien mal. Arrivé au-dessus, c’est un nouveau ravitaillement qui nous attend et gare à l’impudent qui ose jeter ses détritus en dehors de la zone de propreté. Le concurrent qui me précédait l’apprit à ses dépens en se voyant sanctionné d’un carton rouge pour jet de bidon par un arbitre insidieusement dissimulé derrière un arbre. Sa course s’est arrêtée là, on ne badine pas avec le règlement et c’est très bien !

La descente reprend vers Valbonnais ou se trouvent les ravitaillements personnels. Fort de mon expérience niçoise, un copieux sandwich jambon fromage m’y attend et j’atteins le check point après 72 kilomètres. On est déjà dans le col d’Ornon, troisième difficulté du jour et en théorie la moins difficile. Je repars après avoir bu coca et eau et emmené tout ce que je pouvais prendre comme ravitaillement en énergie. Le sommet du col d’Ornon est situé au kilomètre 92 et c’est donc plus de 20 kilomètres d’ascension qui se dressent devant moi. Je monte au train toujours, les premiers kilomètres sont plus un faux-plat montant qu’autre chose. L’organisation a prévenu, c’est la fin qui est terrible.

J’arrive au ravitaillement du Perrier au kilomètre 86. Plus que 6 bornes mais je sens mes forces m’abandonner. En levant la tête, je vois le sommet du col. Je vois surtout qu’il est en plein cagnard et que les concurrents zigzaguent sur ses contreforts. Qu’à cela ne tienne, il faut y aller et ces six kilomètres sont interminables. De plus, les panneaux kilométriques de l’organisation sont placés de façon fantaisiste et certains kilomètres font 700 mètres, d’autres 1400… Je suis à un kilomètre du sommet quand une première alerte me frappe au quadriceps droit, je le masse tout en roulant mais me demande bien comment je vais pouvoir rejoindre l’Alpe d’Huez si déjà ici, les crampes se font sentir. A quelques mètres du sommet, je rejoins mon trio anglais et les sujets de sa très gracieuse majesté ont un langage nettement moins châtié que ce matin … Je comprends moins ce qu’ils disent mais à la quantité de « fuck » et de « asshole », ils ne doivent pas goûter à la balade. Ils me regardent, je leur souris et ils me demandent : « How can you smile ? » et je leur réponds ce que je dis toujours : « I’ve chosen to be here so even when it’s hard : keep smiling ». Ils se regardent et me font un pouce facebookien. Arrivés à quatre au ravitaillement du col d’Ornon, ils repartent avant moi et me souhaitent good luck …

La descente du col d’Ornon est vertigineuse et dangereuse à souhait : virages en épingle, gravillons, série de virages gauche droite rapprochés. Elle réclame une attention de chaque instant mais, au bout de 13 kilomètres, je suis au ravitaillement de Bourg d’Oisans. Je roule depuis 5H15 minutes pour 105 kilomètres et tiens le 20 km/h de moyenne. Il reste 15 kilomètres et les 21 virages mythiques. Pour pouvoir continuer, j’ai 2H35 pour monter l’Alpe. Il est 15H25 et ceux qui ne seront pas sortis du parc à vélo à 18H seront disqualifiés.

C’est parti pour l’ascension. Les premières rampes sont terribles et je rassemble l’énergie qu’il me reste. Un coup de pédale après l’autre. Je dépasse des candidats à la dérive et ce qui semblait déjà relativement difficile devient un calvaire. Ma vitesse horaire est sous les 8 km/h. Premier virage et seconde rampe encore plus difficile. Les virages sont numérotés inversement et je sais qu’il y en a 21. Virage numéro 20, je rejoins Dave, un de mes Anglais à l’arrêt. Penché sur son guidon, il semble à l’agonie. Je n’ose pas me mettre en danseuse de peur de déclencher une crampe et je monte, je monte… ma vitesse oscille entre 7 et 9 km/h. Virage numéro 18, je n’en peux plus et descend du vélo. Aussitôt, un membre de l’organisation se porte à ma hauteur et me demande si cela va… Je le rassure et lui dis que je fais une pause. Je repars tant bien que mal en voyant mon quadriceps bouger d’avant en arrière à chaque coup de manivelle. Virage 17, les pentes sont un peu moins fortes mais cela continue à grimper…
Virage 16, j’arrive à Lagarde et rattrape Robbie. « Hey Oliver, keep smiling… » Il s’arrête et je m’arrête aussi. On n’en peut plus tous les deux mais on repart. En levant la tête, on voit les rampes qui nous attendent et je garde un œil sur le chrono. L’heure tourne et il ne faudrait pas arriver hors délai. Virage, 15, 14, 13… Je m’asperge et grimpe… Je pense à mes supporters au pays, à Sergio qui m’attend, à ces heures d’entraînement dans le froid, à ce que j’ai écrit dans mon livre. Pour toutes ces raisons, je continue alors que Robbie m’a annoncé qu’il arrêtait. Virage 12, 11, 10, le chemin de croix se poursuit et j’aperçois Huez au loin. Plus que 8 kilomètres et cela n’en finit pas. Je ne pense plus qu’à rentrer dans les délais coûte que coûte.

Ravitaillement à Huez et un bénévole me dit qu’il ne reste plus que 6 kilomètres. Je lui souris même si dans mon for intérieur, je serais bien volontiers un peu grossier. Allez, plus que six bornes comme il dit… Virage 7, celui des Hollandais, virage 6, virage 5… on aperçoit la station et je sais qu’au virage 1, Sergio m’attend. Virage 4, on voit ceux qui s’escriment en contrebas et si ce n’est guère charitable, cela fait du bien de voir que d’autres galèrent encore plus. Virage 2, celui de Marco Pantani – car tous les virages portent les noms d’une légende – et je rejoins mon dernier anglais, Martin, qui marche à côté de son vélo. « Come on Oliver, keep smiling ! ». Le malheureux sera hors délai.

Enfin, le virage 1. Sergio est là et m’encourage. Je sais que cela va être bientôt fini et que je serai alors dans ma discipline. Mais dans quel état ? J’arrive dans l’Alpe et des spectateurs m’encouragent dans un vacarme digne du Tour (enfin je le crois) et la route serpente dans la station. Je rattrape un concurrent qui n’en peut plus non plus et on arrive enfin au parc à vélo. Il est 17H30. J’ai mis presque deux heures pour monter l’Alpe d’Huez mais je l’ai fait. J’en pleurerais bien.

Un arbitre me demande d’arrêter mon vélo et d’en descendre. Pas de problème pour l’arrêt mais par contre, impossible d’en descendre : un comble ! Mes jambes sont en béton et en soulever une pour enjamber mon vélo me coûte énormément. Je marche comme un zombie en tenant mon vélo et suis obligé de m’arrêter à plusieurs reprises pour parcourir les 20 mètres qui me séparent de mon emplacement. Enfin, je pose le vélo et je dois enfiler chaussettes, baskets et Compressport. Je n’y parviens pas et suis obligé de me coucher pour y arriver. Chaque flexion du genou m’arrache une grimace et il est 17H40 quand, clopin-clopant, je sors du parc à vélos. Il me reste 3H50 pour faire les 22 kilomètres.

J’arrive à peine à marcher alors courir, on oublie. Quelle ironie, quelle vanité. Moi, le coach, le marathonien, l’Ironman, me voilà incapable de courir. En 5 minutes, je me prends de grandes baffes d’une Dame prénommée humilité. J’ai l’air malin à ne pas savoir mettre un pied devant l’autre alors que le matin même, j’envisageais de terminer en 9H et fanfaronnais en voulant faire le semi en moins de 120 minutes. Car elle est là la difficulté du triathlon longue distance de l’Alpe d’Huez. En plus du parcours vélo dantesque et du semi en altitude, la principale difficulté réside dans le fait de commencer à courir juste après avoir gravi l’Alpes. La transition entre les deux est rude, très rude.

Je termine péniblement mon premier kilomètre en 9’35 secondes et j’essaie de trottiner. Je connais le parcours et, si ce n’est pas un trail, ce n’est pas plat non plus avec ses 200 mètres de dénivelé positif au tour. Progressivement, ma «vitesse» augmente et je termine mon premier tour en 55’ pour 7, 3 kilomètres … Mon brave Sergio m’attend et me demande si je suis à la fin du premier ou du deuxième tour. Je m’arrête un instant et lui confie mes états d’âme. Il me regarde avec pitié et respect et m’encourage. Je repars pour un second tour et envie ceux qui ont déjà deux chouchous et sont dans leur dernier tour. Je décide de décortiquer le parcours. Je marche jusqu’au buisson, puis je cours jusqu’au chardon, puis je marche jusqu’au rocher, puis je cours jusqu’au ravito et ainsi de suite. Je boucle mon deuxième tour en 52’ et dès lors n’ai plus qu’un souhait, finir sous les 11H. Il me reste 58’ pour y arriver et, dans la lumière déclinante de cette belle journée d’été, cela va le faire.

Comme à Nice treize mois avant avec Nicolas, je remercie tous les bénévoles que je croise pour leur gentillesse et leur serviabilité. L’arche d’arrivée est proche et ce dernier tour sera mon meilleur. Nous ne sommes plus beaucoup sur le parcours et je n’en ai cure. Je n’ai plus revu aucun de mes trois Anglais et contrairement à eux, I keep smiling et mon sourire s’agrandit. Dernière descente, je cours désormais. Lentement mais je cours et je traverse le terrain de foot une dernière fois et me dirige vers l’arche. Je me fous un peu du chrono et ces 200 derniers mètres sont juste magiques, comme ceux de Nice, comme ceux de Florence. En 200 mètres, on oublie tout, la souffrance et la douleur, le « knocking on heaven’s door » de Dylan me vient à l’esprit…

Ce frisson au moment du passage de l’arche vaut tous les sacrifices.
FAYARD
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Re: Triathlon Alpe d'Huez

Message non lu par FAYARD »

Sham, Sham, Sham....comparer les 2000m du dénivelé Niçois et le dénivelé du parcours de l'alpe d'huez est assez incongrue. Nice c'est une promenade de santé, 2000m sur 175km c'est du vallonée, sans plus. Le moindre cycliste qui pédale dans une region de moyenne montagne te dira que l'immense majorité de ses sorties dépassent les 1000m de D+ en à peine 60km, alors 2000m c'est vite atteint pour une sortie un peu longue. Seulement c'est sans commune mesure avec l'ascension d'un col alpin, parce que 15km à 8-9 % de moyenne tu ne le trouve qu'en haute montagne et c'est un effort bien particulier, il faut s'y préparer sérieusement et sans oublier d'adapter ses développements...
Je suis toujours effarer de voir à quel point certains montent sur des triathlons au parcours dantesque avec aussi peu de préparation, faut aimer se prendre la tête et se faire mal à ce point. :shock: :shock:
Le Sphinx n’est plus :character-afro: RIP
Le Sham
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Re: Triathlon Alpe d'Huez

Message non lu par Le Sham »

FAYARD a écrit :Sham, Sham, Sham....comparer les 2000m du dénivelé Niçois et le dénivelé du parcours de l'alpe d'huez est assez incongrue. Nice c'est une promenade de santé, 2000m sur 175km c'est du vallonée, sans plus. Le moindre cycliste qui pédale dans une region de moyenne montagne te dira que l'immense majorité de ses sorties dépassent les 1000m de D+ en à peine 60km, alors 2000m c'est vite atteint pour une sortie un peu longue. Seulement c'est sans commune mesure avec l'ascension d'un col alpin, parce que 15km à 8-9 % de moyenne tu ne le trouve qu'en haute montagne et c'est un effort bien particulier, il faut s'y préparer sérieusement et sans oublier d'adapter ses développements...
Je suis toujours effarer de voir à quel point certains montent sur des triathlons au parcours dantesque avec aussi peu de préparation, faut aimer se prendre la tête et se faire mal à ce point. :shock: :shock:
Ha je peux te dire que je l'ai bien compris désormais ..
:mrgreen:
FAYARD
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Re: Triathlon Alpe d'Huez

Message non lu par FAYARD »

Le Sham a écrit :
FAYARD a écrit :Sham, Sham, Sham....comparer les 2000m du dénivelé Niçois et le dénivelé du parcours de l'alpe d'huez est assez incongrue. Nice c'est une promenade de santé, 2000m sur 175km c'est du vallonée, sans plus. Le moindre cycliste qui pédale dans une region de moyenne montagne te dira que l'immense majorité de ses sorties dépassent les 1000m de D+ en à peine 60km, alors 2000m c'est vite atteint pour une sortie un peu longue. Seulement c'est sans commune mesure avec l'ascension d'un col alpin, parce que 15km à 8-9 % de moyenne tu ne le trouve qu'en haute montagne et c'est un effort bien particulier, il faut s'y préparer sérieusement et sans oublier d'adapter ses développements...
Je suis toujours effarer de voir à quel point certains montent sur des triathlons au parcours dantesque avec aussi peu de préparation, faut aimer se prendre la tête et se faire mal à ce point. :shock: :shock:
Ha je peux te dire que je l'ai bien compris désormais ..
:mrgreen:
C'est le métier qui rentre comme on dit mais ça fait mal !!! :mrgreen:
Le Sphinx n’est plus :character-afro: RIP
Le Sham
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Re: Triathlon Alpe d'Huez

Message non lu par Le Sham »

FAYARD a écrit :
Le Sham a écrit :
FAYARD a écrit :Sham, Sham, Sham....comparer les 2000m du dénivelé Niçois et le dénivelé du parcours de l'alpe d'huez est assez incongrue. Nice c'est une promenade de santé, 2000m sur 175km c'est du vallonée, sans plus. Le moindre cycliste qui pédale dans une region de moyenne montagne te dira que l'immense majorité de ses sorties dépassent les 1000m de D+ en à peine 60km, alors 2000m c'est vite atteint pour une sortie un peu longue. Seulement c'est sans commune mesure avec l'ascension d'un col alpin, parce que 15km à 8-9 % de moyenne tu ne le trouve qu'en haute montagne et c'est un effort bien particulier, il faut s'y préparer sérieusement et sans oublier d'adapter ses développements...
Je suis toujours effarer de voir à quel point certains montent sur des triathlons au parcours dantesque avec aussi peu de préparation, faut aimer se prendre la tête et se faire mal à ce point. :shock: :shock:
Ha je peux te dire que je l'ai bien compris désormais ..
:mrgreen:
C'est le métier qui rentre comme on dit mais ça fait mal !!! :mrgreen:
Ha çà oui ... mais quel bonheur de passer cette ligne, quelle fierté de l'avoir fait ... Et quelle envie d'y retourner aussi ..
wicked.child
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Re: Triathlon Alpe d'Huez

Message non lu par wicked.child »

En tout cas, très beau récit de course qui me replonge quelques mois en arrière sur cette magnifique épreuve. Quelle journée et que de souvenirs pour mon 1er triathlon...
Assurément mon meilleur souvenir sportif, toutes disciplines confondues !!
bebenageur
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Re: Triathlon Alpe d'Huez

Message non lu par bebenageur »

Le Sham a écrit :
FAYARD a écrit :
Le Sham a écrit :
Ha je peux te dire que je l'ai bien compris désormais ..
:mrgreen:
C'est le métier qui rentre comme on dit mais ça fait mal !!! :mrgreen:
Ha çà oui ... mais quel bonheur de passer cette ligne, quelle fierté de l'avoir fait ... Et quelle envie d'y retourner aussi ..
+1 sham ...
quand je lis ton CR j 'ai l' impression de revivre ma course :D !!
j ai aussi énormément souffert dans la montée de l alpe et ma cap c est transformée en rando course :(
par contre quel bonheur dans cette dernière ligne droite avant l 'arche !!
j'y serai a nouveau en 2017 , si mon vieux corps m'y autorise , pour essayer de faire mieux !
comme le dit très justement fayard , une épreuve montagnarde ça demande vraiment de faire du D+ ... et s'habituer a courir a 1800M ... très lentement
quand on est pas un champion .
je verrai en 2018 pou l ' IM de Nice
kigagne71
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Re: Triathlon Alpe d'Huez

Message non lu par kigagne71 »

super CR ,je n'étais que sur le CD mais pour ma 1ere saison de tri c'etait deja bien suffisant , le tri de l'alpes reste un super souvenir et à te lire j'avais l'impression d'y retourner
brokeback
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Re: Triathlon Alpe d'Huez

Message non lu par brokeback »

y a t il toujours le col de Malissol au programme en 2017 (comme c'était le cas en 2016 à cause d'une déviation) ?
ou revient on au parcours habituel ?
Petithomme
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Re: Triathlon Alpe d'Huez

Message non lu par Petithomme »

Ils gardent le parcours de 2016 ... Annoncé ce matin sur facebook
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