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Quand le climat s'emballe...

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POINDIMIE
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Re: Xyntia

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Bonjour,
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++1

Besoin d ' Homme - Guerrier " M. Christian Robin " comme toi, pour la Nouvelle Calédonie :sm3: :wink:

BONVENT :sm2:
vic
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Re: Xyntia

Message non lu par vic »

100000000000000000000 fois d'acc avec le Toutou Robinou.
Merci à lui de prendre la peine et le temps de mettre les points sur les i, bdm .

Vic
Top number one en nombre de vues : done.
Manneken disparu : merci Gérald ?
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Richie
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Re: Xyntia

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Re: Xyntia

Message non lu par Pat76 »

ça aura au moins le mérite de virer tous ses plagistes qui se sont appropriés la plage et de rendre la plage et la mer aux Niçois et touristes :D
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Kenzo
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Re: Xyntia

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phpBB [video]


Ouhhhhh punaise :shock:

Image Casssse la vague !!!
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Re: Xyntia

Message non lu par Kenzo »

Des inondations dans le Tennessee font 22 morts et des évacués

La crue de la rivière Cumberland qui traverse Nashville, la capitale du Tennessee, a provoqué la fermeture de bars et de clubs, forçant 1.500 invités à quitter l'hôtel Opryland. Des écoles et des entreprises ont également dû fermer leurs portes.

Le maire de Nashville Karl Dean a invité les habitants à économiser l'eau après la fermeture de l'une des usines de traitement de l'eau de la ville.

"Il y a beaucoup de rues et d'autoroutes inondées et des routes endommagées" dans le centre et l'ouest de l'Etat, a indiqué Missy Marshall, chargé de la gestion des situations d'urgence dans le Tennessee.

Les intempéries ont fait quatorze morts dans le Tennessee, dont un lors d'une tornade, deux dans le Kentucky et six dans le Mississippi, selon les autorités.

500 personnes ont été évacuées dans la ville de Millington, dans le Tennessee, très durement frappée par le déluge.



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Christian Robin
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Re: Xyntia

Message non lu par Christian Robin »

"naturellement", devant une telle catastrophe naturelle, comme en Charente Maritime, pas question de laisser reconstruire les restaurants en un endroit aussi périlleux, pas question de permettre aux plagistes de se réinstaller :mrgreen: :mrgreen:
le husky
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Kenzo
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Re: Xyntia

Message non lu par Kenzo »

Dans les quelques derniers mois, de puissantes tempêtes ont causé des ravages dans de nombreux endroits, des pluies torrentielles dans le centre de l'Europe et certaines parties de la Chine, les tornades en Australie, du Montana et du Midwest américain, et les orages forts à travers le nord-est.

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Une cellule orageuse de grands mouvements sur les terres cultivées entre les villes de Ross et de Stanley, le Dakota du Nord le lundi 12 Juillet 2010. Une tornade a été signalée à avoir touché le sol pendant quelques minutes de la cellule

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La foudre frappe dans le comté de Poyang à Jiujiang

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Re: Xyntia

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ПОЖАР :roll:

Le président russe, Dmitri Medvedev, a décrété, hier, l'état d'urgence dans les régions en proie aux incendies.

Les graves incendies de forêt qui frappent la Russie depuis quelques jours ont fait, hier, dix nouvelles victimes, portant le bilan à 40 morts, tandis que 7.000foyers d'incendie étaient recensés. Et, bien que les autorités assuraient, hier encore, que la situation s'améliore peu à peu, le président Dmitri Medvedev a décidé, par décret, l'état d'urgence dans sept régions durement touchées de l'ouest du pays. Outre l'élargissement du recours aux forces armées pour lutter contre les flammes, l'état d'urgence permet de limiter l'accès aux zones où l'activité humaine pourrait provoquer de nouveaux départs de feu.

Une crise prévisible

«Souvenez-vous que chaque allumette jetée peut provoquer un malheur irréparable», a déclaré Dmitri Medvedev dans un discours télévisé. Il a évoqué une énorme «tragédie», et a promis de construire de nouvelles maisons aux 2.000 personnes ayant perdu leur toit, «avant l'arrivée du froid». La presse russe se montre, de son côté, très critique vis-à-vis des autorités, les accusant d'avoir mal géré une crise prévisible, puisque les fortes chaleurs et la sécheresse duraient déjà depuis des semaines quand les premiers incendies se sont déclenchés. La canicule ne donne, d'ailleurs, aucun signe de recul dans l'ouest du pays. La température atteignait 36,8ºC hier après-midi à Moscou. Selon les services météorologiques russes, elle pourrait dépasser les 40ºC dans la partie occidentale du pays en fin de semaine

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Re: Xyntia

Message non lu par Kenzo »

Feux en Russie : «Aucun risque radioactif pour la France»

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INFOGRAPHIE - Les quantités d'éléments radioactifs piégés dans la végétation des zones contaminées par la catastrophe de Tchernobyl sont bien trop faibles pour représenter un danger sanitaire potentiel.

Si des zones contaminées par la catastrophe de Tchernobyl venaient à brûler, quel serait le risque sanitaire pour la France ? Nul, répond l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Entre 2002 et 2006, des feux de forêts avaient déjà touché ces régions à la frontière russo-ukrainienne. Les mesures effectuées à l'époque en France avaient alors effectivement montré un pic de concentration en césium 137 dans l'air. Mais la radioactivité associée à ce pic restait quasi-négligeable: plus de 60 millions de fois inférieure au seuil d'exposition maximal recommandé par l'OMS - dans la région de Tchernobyl le regain de radioactivité, 60 fois supérieur, n'avait pas dépassé le millionième de cette limite. En France, certaines habitations atteignent parfois ce seuil à cause d'un gaz radioactif naturel, le radon, que l'on retrouve dans les régions granitiques comme le Limousin ou la Bretagne.

Si le césium est légèrement différent du radon, il n'est pas plus dangereux. Il s'agit d'un produit de la fission nucléaire dont la durée de vie est relativement longue et la radioactivité assez limitée. Il est souvent absorbé par la végétation qui prend cet élément pour du potassium et le stocke dans ses feuilles. Quand les arbres brûlent, ils libèrent l'élément radioactif qui est alors transporté avec les poussières au gré du vent.

Pas de risque sanitaire

Devant les inquiétudes soulevées par l'association écologiste Robin des Bois, qui redoute des retombées radioactives en France si les zones radioactives venaient à brûler, l'IRSN a promis d'effectuer des mesures régulières. «Pour détecter de si faibles quantités de césium, nous utilisons le réseau Opéra-Air», explique Philippe Renaud du service de surveillance de l'environnement de l'IRSN. Cette dizaine de stations réparties sur l'ensemble du territoire sert d'ordinaire à mesurer le bruit de fond radioactif. Toutes les semaines, 50.000 mètres cubes d'air traversent dans chaque station un filtre qui est ensuite analysé par les chercheurs. Dans ce type de circonstances exceptionnelles, l'IRSN peut relever les filtres plusieurs fois par semaine.

L'institut se veut toutefois rassurant. «Les niveaux d'activité susceptibles d'être observés en France à la suite de tels phénomènes ne sont pas de nature à provoquer une inquiétude d'ordre sanitaire», est-il expliqué dans un communiqué. «S'inquiéter pour si peu revient à craindre une inondation après qu'il est tombé un millimètre de pluie», tente de rassurer de son côté Geneviève Baumont, chargée de communication à l'IRSN et ancienne experte de l'institut.

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Les zones les plus contaminées par la catastrophe de Tchernobyl n'ont pas encore été brûlées par les incendies. En revanche, le centre de recherche nucléaire de Sarov et les centrales de Novo-Voronej sont d'ores et déjà fortement menacées.
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Re: Xyntia

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Suite.....

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Re: Xyntia

Message non lu par Kenzo »

Pakistan
Inondations : Plus de 1100 morts


Plus de 1100 personnes sont mortes au Pakistan au cours des derniers jours dans des inondations considérées comme les plus importantes depuis 1929, ont indiqué des responsables du gouvernement.

Les secouristes tentent toujours d'atteindre des milliers de sinistrés piégés par des eaux alors que les autorités ont annoncé de premiers cas de choléra.

Environ un million de personnes sont touchées, selon l'ONU, la plupart dans le nord-ouest du pays, après les pluies diluviennes de la mousson.

La province la plus endeuillée est celle de Khyber Pakhtunkhwa qui borde les zones tribales le long de la frontière afghane et dont Peshawar est la capitale.

Des reportages retransmis à la télévision et des photos prises d'hélicoptères montraient des gens grimpant aux murs ou sur les toits des habitations alors que des torrents d'eau se déversaient dans les villages cernés par les eaux.

Peshawar, la grande ville du nord-ouest forte de 3 millions d'habitants, était coupée de l'extérieur et les voies de communication submergées, selon un responsable de l'ONU.

Toutefois, la principale autoroute au sud de la région est en partie rouverte à la circulation, ce qui permettrait d'acheminer de l'aide, selon la BBC.

Les pluies ont sensiblement diminué, facilitant la tâche des secours, mais on prévoit de nouvelles averses dans les 24 prochaines heures.

Les équipes de secours ont du mal à atteindre les zones frappées, les eaux ayant noyé les routes et endommagé les ponts. Les craintes d'épidémies s'intensifient, certains évacués commençant à souffrir de diarrhées, de fièvre et d'autres maladies.

Plus de 300 millimètres de pluie sont tombés sur cette portion du Pakistan ces derniers jours.

En Afghanistan voisin, des inondations et glissements de terrain dans l'est du pays ont fait au moins 65 morts, selon les autorités locales.

Les pluies torrentielles ont aussi touché le nord-est de la Chine, où les autorités sont confrontées aux pires crues depuis une décennie.

Ces inondations surviennent alors que le Pakistan est en deuil à la suite de l'écrasement, mardi, d'un avion de passagers à proximité d'Islamabad qui a fait 152 morts. La pluie pourrait avoir joué un rôle dans l'accident.

En 2007, d'importantes inondations à la suite de fortes pluies dans le sud et le sud-ouest du Pakistan avaient fait 200 morts et touché près 1,6 million de personnes.

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Re: Quand le climat s'emballe...

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Direction la Chine.....

Des coulées de boue, causées par un glissement de terrain, ont entraîné la mort de 127 personnes dans le nord-ouest de la Chine. Plus de 2.000 habitants seraient portés disparus. Le bilan risque donc de s'alourdir.

Après le Pakistan, la Chine a également été touchée par les inondations. A la suite de pluies torrentielles, des coulées de boue ont entraîné la mort d'au moins 127 personnes et fait plus de 2.000 disparus dans la nuit de samedi à dimanche, dans le nord-ouest du pays. Selon les premiers bulletins télévisés, quelque 50.000 personnes sont affectées par les intempéries et 19.000 d'entre elles ont dû être évacuées. Les coulées de boues ont été provoquées par un glissement de terrain dans le comté de Zhouqu, qui compte 135.000 habitants, dont un tiers de souche tibétaine.

"Beaucoup de maisons ont été balayées et nous n'avons aucune idée précise du nombre de disparus", a indiqué un commerçant de la ville à l'agence de presse Reuters. Tout en ajoutant que la situation est exceptionnelle: "On a déjà connu des coulées de boue mais jamais aussi importantes. Les gens sont à la recherche de leurs proches et attendent les renforts." La catastrophe s'est produite aux alentours de minuit et a surpris les habitants dans leur sommeil. Certains "n'ont même pas dû se rendre compte de ce qui se passait", affirme l'un d'entre eux.
Les secours sont sur place

Pour tenter de secourir les nombreuses victimes, environ 2.800 soldats ainsi qu'une centaine de médecins et infirmiers ont été envoyés sur place, a indiqué l'agence officielle Xinhua-Chine Nouvelle. Mais les conditions ne sont pas optimales. "La boue gêne la progression des sauveteurs, on s'y enfonce et les véhicules sont immobilisés", a précisé un responsable local. La moitié de la ville de Zhouqu, qui compte 40.000 habitants, a été recouverte et un village voisin de 300 familles a également été submergé. Toutes les chaînes de télévision montrent en boucle des images de dévastation, des rues recouvertes d'un mètre de boue ou encore des voitures emportées par les flots.

Les responsables politiques ont rapidement réagi. Le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, s'est rendu sur place dimanche matin. Soutenu par le président Hu Jintao, ce dernier a également demandé aux autorités de "n'épargner aucun effort pour sauver des vies humaines". Ce n'est pas la première catastrophe de ce type depuis le début de l'année. Plus de 1.400 personnes ont déjà péri dans des inondations survenues dans le centre et le sud de la Chine. Et le bilan risque encore de s'alourdir.


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Re: Quand le climat s'emballe...

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Dimanche 29 août 2010 marquera le cinquième anniversaire de l'ouragan Katrina :(


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L'un des trois dauphins évacués joue dans la piscine d'un hôtel à Gulfport

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Les détenus sont tenus à la fin d'une route en contrebas

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Les autobus scolaires submergé par les eaux suite à l'ouragan Katrina

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Centre-ville La Nouvelle-Orléans, tel qu'il apparaît dans une vue aérienne vu le 24 août 2010

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Habitations nouvellement construites par la Fondation Make It Right

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Re: Quand le climat s'emballe...

Message non lu par Kenzo »

Au Pakistan, l'aide ne parvient pas aux plus pauvres

Face aux conséquences catastrophiques des inondations, qui ont poussé plus de 17 millions de personnes sur la route, l'Etat pakistanais ne dispose ni des moyens, ni de l'organisation, ni de l'autorité nécessaires. La société pakistanaise ne peut compter que sur elle-même et s'appuyer sur un système tribal encore très présent. Mais cette solidarité ne suffit pas.

Dans la province du Sind, les principales victimes de ce drame, qui a essentiellement affecté les zones rurales, se situent au plus bas de l'échelle sociale : ouvriers agricoles et fermiers pauvres. Leur sort dépend, en temps normal, d'un régime féodal tout puissant qui les maintient en état de quasi-servage. Placés devant la catastrophe, les grands propriétaires terriens n'ont apporté aucune assistance à ces populations qui ne remettent pas pour autant en cause le système.

Au nord du Sind, à mi-chemin entre Shikarpur et Kandkkot, peu avant le village de Karampur, la route est coupée sur plusieurs kilomètres par les eaux de l'Indus, qui ont envahi villages et terres agricoles. A quelques mètres des flots, trois frères venus du village voisin de Piyar Khan ont installé leurs familles près d'une petite pompe à eau et de sacs de riz entassés.Après quinze jours passés sur un bord de route, près de Sukkur, ils pensaient pouvoir retourner à leur maison en ruines. Ils devront encore patienter.

"On nous avait dit qu'après deux semaines, l'eau serait partie. C'était faux, s'insurge Abdel Aziz Wahid, le frère aîné, qui a deux femmes et quinze enfants. Il ne nous reste plus que quelques bêtes et un tracteur. L'eau est arrivée en pleine nuit, on dormait. En une heure, on est tous partis. Une de mes cousines est morte, le toit lui est tombé dessus."

Les trois frères vivaient sur le même bout de terre, avec leur beau-frère. Le groupe familial ne peut compter que sur lui-même et doit s'occuper de cinquante enfants au total et de parents âgés, dont un grand-père étique à la barbe blanche et au regard perdu.

"Nous sommes très en colère contre le gouvernement, explique Mustafa Wahid, le frère cadet. La planète entière donne de l'argent et on n'en voit pas la couleur. C'est ainsi que cela marche chez nous, les riches prennent l'argent pour eux." Sur ce bord de route, ils ruminent leur malheur. "Pas une seule autorité du Sind ou d'Islamabad n'est venue ici. Pourtant, celui qui possède toutes les terres où nous travaillons est un ministre", poursuit Mustafa Wahid, effrayé de l'audace dont il fait preuve en désignant, même sans citer son nom, la puissance locale.

Mustafa Wahid et sa famille sont au service du ministre fédéral de l'industrie et de la production, Mir Hazar Khan Bijarani, pilier du Parti du peuple pakistanais, au pouvoir, dont la famille tient cette terre depuis des générations. Le système, immuable et très ancien, qui structure la société pakistanaise, se perpétue de père en fils. Issue du modèle colonial de l'Inde d'avant la partition, en 1947, et de la création du Pakistan, la mainmise d'une oligarchie de propriétaires fonciers sur les populations rurales est une des sources majeures des inégalités dans ce pays.

Ces "seigneurs" détiennent le pouvoir politique et les richesses produites par la terre. Ils contrôlent les usines qui transforment le coton et la canne à sucre ou conditionnent le riz, ou encore les grands moulins, qui reçoivent, deux fois par an, les récoltes de blé. La structure féodale au Sind est plus forte qu'au Pendjab, et plus rigide que le système tribal pachtoune, dans le nord-ouest du pays.

"Nous donnons au ministre un peu plus de la moitié de ce que nous produisons - le lait, les animaux, les récoltes - et nous votons pour lui aux élections. Nous sommes de 20 000 à 22 000 personnes à travailler pour lui", raconte Abdel Aziz Wahid, qui précise que leur maître dispose d'une petite milice privée pour surveiller ceux qui tenteraient de tricher. "Si on le trahit, il nous tue", lance son frère Mustafa, avant de conclure : "Quand on est pauvre, on est pauvre, rien ne changera jamais, mais Dieu veille sur nous."

Sur l'autre rive de l'Indus, d'autres métayers, chassés également de leurs maisons par les flots, campent sur la digue en terre qui protège encore du fleuve en furie le village de Qadirpur et, plus loin, la ville de Ghotki, que traverse le principal axe routier Nord-Sud du pays. Cinq à six mille personnes sont entassées sur des kilomètres de digue, sous des abris de toiles très précaires.

"On ne pouvait pas aller dans les camps avec ce qui nous reste de bétail, on a perdu 90 % de nos biens et toutes nos récoltes, s'inquiète Shams Din. Comment va-t-on vivre après ça ? Il faudra bien payer cette terre aux propriétaires, même si il n'y a plus rien dessus."

Sur cette digue, un médecin tente de lutter contre les maladies qui s'aggravent à mesure que le temps passe. "Les diarrhées infectieuses viennent en premier, explique le docteur Sahib Gül, puis la dysenterie, le paludisme et les infections oculaires. Nous avons cinquante cas de choléra par jour. Le manque d'hygiène est un problème, mais il est lié au manque d'éducation dans un univers où ceux qui possèdent n'ont aucun intérêt à ce que leurs sujets comprennent trop de choses et s'en servent pour contester."

Les seuls à partager le sort de ces paysans pauvres sont les petits fermiers qui possèdent leurs terres et leur matériel agricole, mais ne sont pas assez riches pour accéder au pouvoir politique et économique. Dans un des camps de Ghotki, installé dans une école secondaire, l'un d'eux, Mohammad Hassan, a décidé de porter secours à un millier de familles sans abri. "On ne compte que sur nous-mêmes pour aider ces gens, on assure un repas par jour, mais on manque de tout", décrit-il en montrant les couloirs de l'école, envahis de familles assaillies par les mouches et criant leur faim à l'étranger qui passe.

Les histoires de ces ouvriers agricoles en état de servage se répètent par milliers. Ils n'ont qu'une crainte : le moment où l'aide, déjà trop rare, s'arrêtera et où ils devront retourner sur leurs terres recouvertes de boue. Pas un ne parle d'une réforme agraire qui rendrait la vie plus juste.

"Il y a vingt ans, la justice du Pakistan, pressée par la classe possédante, a déclaré que la réforme agraire était anti-islamique. Alors, il ne reste plus qu'à tenter d'aider ces gens à reconstruire au moins leur maison", lance, fataliste, Roshan Rahu, représentant d'une organisation caritative pakistanaise, tout en relevant les noms et adresses de paysans réfugiés sur le bord de la route depuis maintenant trois semaines.
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