Quand le climat s'emballe...
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Kenzo
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Re: Quand le climat s'emballe...
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Richie
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Re: Quand le climat s'emballe...
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Richie
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Re: Quand le climat s'emballe...
En attendant la modification du climat comme dans le film Chapeau melon et bottes de cuir http://www.allocine.fr/tags/default_gen ... tique.html + 1 album des Schtroumpfs, je ne sais plus lequelkenzo a écrit :![]()
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et puis dans la foulée pour fêter tout ça
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Une histoire de raccourcissement du cycle afférent au climat "amazonien" avec de fortes conséquences sur la faune et les populations de pêcheurs :
http://www.futura-sciences.com/fr/news/ ... -ans_7192/
Serait-ce un nouvel indice du dérèglement climatique planétaire après le tsunami, l'ouragan Katrina et le typhon qui a frappé récemment le Japon ?
L'Amazone, le fleuve le plus puissant de la terre, est à son étiage le plus bas depuis au moins 30 ans rapporte le quotidien péruvien El Comercio.
Selon un correspondant à Iquitos, la capitale de l'Amazonie péruvienne, le fleuve aurait baissé de niveau : là où la profondeur du fleuve atteint normalement 15 mètres, elle n'est plus que de 80 cm. C'est notamment le cas à la confluence de l'Itaya et de l'Amazone, en aval d'Iquitos, au lieu-dit La Barra. Cette situation met en péril tout le trafic fluvial de charges et de passagers.
L'Amazone et ses affluents constituent l'unique voie de communication de cette région sans routes et où l'avion n'a qu'un rôle marginal avec le reste du pays.
Selon le président de la Commission de l'Environnement du Loreto (département dont Iquitos est le chef-lieu), Luis Campos Baca, la principale cause de ces basses eaux exceptionnelles est la déforestation intense de l'Amazonie. Elle aurait entraîné un dérèglement du régime de l'évapo-transpiration de la forêt, qui génère 50% des pluies tombant sur le bassin fluvial amazonien. L'autre moitié des pluies provient des glaciers qui sont en recul dans les Andes, où l'Amazone prend sa source. "Avec la déforestation, les pluies se réduisent et ne sont plus cycliques", explique M. Campos Baca au Comercio.
Pour que les grosses barges qui approvisionnent Iquitos puissent venir s'amarrer au port, il a été nécessaire de procéder à d'importantes opérations de dragage. Mais celles-ci ont été suspendues faute de moyens suffisants. Les responsables locaux du trafic craignent que les basses eaux se révèlent être dans les prochains jours les pires de l'histoire.
Pour le président de l'Association des armateurs du Loreto, Jorge Lopez, le dragage n'est pas une solution. Au contraire même, considère-t-il, il pourrait provoquer à terme de plus graves conséquences, accélérant l'érosion des rives défrichées à plus de 40%. Cela ne manquerait pas d'accroître l'ensablement de l'Amazone et rendre de la sorte la navigation encore plus aléatoire.
Aujourd'hui, une barge de 500 tonneaux met 25 jours, au lieu de 4 à 6 avec un étiage normal, pour parcourir, sur l'Amazone et son affluent l'Ucayali, le trajet Iquitos-Pucallpa, soit quelque 600 km. Elle doit désormais louvoyer pour suivre le cours du fleuve là où il est le plus profond afin d'éviter les risques d'échouement sur les bancs qui affleurent.
Le cargo péruvien Yacupuma, qui assure une rotation entre Iquitos et Houston par l'Amazone, n'a pas pu entrer en territoire péruvien et a jeté l'ancre à un peu plus de 1.000 km en aval, au Brésil. Sa cargaison est en train d'être transvasée sur des barges. En raison du faible étiage du fleuve également dans la partie brésilienne, il doit limiter sa cargaison à 7.000 tonneaux, alors que sa capacité est de 17.000.
Son armateur, le capitaine Gonzalo Mestanza Becerra, considère que le coût de l'exportation des bois tropicaux, un de ses principaux frets et principale ressource d'Iquitos, va être multiplié au moins par sept à cause de ce transfert.
Le comble, souligne le correspondant d'El Comercio, est qu'Iquitos, ville de 800.000 habitants cernée par quatre fleuves et située au coeur du bassin fluvial le plus grand du monde, connaît depuis plusieurs semaines une sérieuse pénurie d'eau potable.
Par : Richard Uzta
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Re: Quand le climat s'emballe...
Les inondations dévastatrices qui ont roulé à travers le Pakistan depuis plus d'un mois maintenant ont laissé un désastre de grande échelle dans leur sillage.
Attention certaines photos peuvent choquer !!!!!!!!!!! (je préfère prévenir )

















Attention certaines photos peuvent choquer !!!!!!!!!!! (je préfère prévenir )

















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Re: Quand le climat s'emballe...
Pluies torrentielles au Mexique : un million de sinistrés, le pire est à venir
Des résidents touchés par les inondations à Villahermosa au Mexique le 7 septembre 2010
© AFP Gilberto Villasana
Près d'un million de sinistrés, et sept morts au dernier bilan: les pluies torrentielles qui frappent le sud-est du Mexique sont les plus intenses jamais connues dans la région, et "le pire est à venir", ont averti mardi les autorités locales.
"C'est la plus grande tempête de pluie dans l'histoire" de l'Etat du Tabasco, situé sur la côte sud du Golfe du Mexique, a déclaré mardi sur place le président mexicain Felipe Calderon.
"Le plus dur est à venir, c'est le début de notre véritable saison des pluies, de septembre à novembre", a averti mercredi le gouverneur du Tabasco, Andres Granier Melo, devant la presse.
Le nombre des sinistrés ne cesse d'augmenter, a confirmé le directeur régional de la Protection civile, Roberto Lopez Romero.
Près de 200.000 hectares de cultures et pâturages sont sous les eaux, ce qui entraîne des pertes majeures pour plus de 20.000 agriculteurs et éleveurs dans la région, a-t-il précisé.
Tlacotalpan sous les eaux le 8 septembre 2010
© AFP Sergio Hernandez
"Outre le pronostic de fortes pluies, non seulement dans le Tabasco mais dans toute la région du sud-sud-est, cette saison annonce aussi tempêtes et ouragans. Encore une seule de ces catastrophes sur nos côtes ou celles de la région voisine, le Chiapas, et notre situation serait des plus critiques", a ajouté le gouverneur. "La région risque d'être inondée non seulement par les pluies qu'elle reçoit directement, mais aussi par celles qui frappent, plus au sud, les régions montagneuses du Chiapas et du Guatemala près de la frontière", a-t-il souligné.
D'ores et déjà, les pluies qui s'abattent sur le Tabasco sont plus importantes que celles qui ont partiellement inondé il y a trois ans la capitale de l'Etat, Villahermosa qui compte 650.000 habitants, avait rappelé le président Calderon.
Rues inondées le 8 septembre 2010 à Tlacotalpan
© AFP Sergio Hernandez
Au Guatemala voisin, le bilan des pluies, les plus intenses depuis 60 ans, selon les autorités, est monté mercredi à 46 morts, sans compter les 15 disparus engloutis par une coulée de boue et que les services de secours ont définitivement renoncé à tenter de déterrer. La Coordination pour la lutte contre les catastrophes (Conred) a recensé 51.500 sinistrés.
Jusqu'à l'interruption des recherches, les équipes de secours avaient retrouvé 25 corps sous des tonnes de boue et de pierres à Solola (ouest).
La plupart des victimes sont des indiens Parraxim emportés par une coulée de boue samedi, alors qu'ils tentaient de porter secours à des automobilistes et des piétons emportés au fond d'un ravin profond de 300 mètres par un glissement de terrain.
Un autre torrent de boue avait enseveli samedi un autobus dans l'ouest du Guatemala, faisant douze morts.
Conséquence insolite des pluies, au pied du volcan Pacaya les maisons de deux villages sont inondées d'eau bouillante et de vapeurs brûlantes. "D'après ce qu'on nous dit, cette eau sort de failles du volcan qui porte à ébullition les nappes grossies par les pluies", a déclaré à l'AFP une habitante qui, comme ses voisins, a dû abandonner sa maison pour un hébergement d'urgence.
Le reste de l'Amérique centrale souffre aussi de cette saison des pluies dévastatrice.
Au cours des derniers mois, les intempéries ont fait 55 morts au Honduras, au moins 40 au Nicaragua, neuf au Salvador et trois au Costa Rica.
Des résidents touchés par les inondations à Villahermosa au Mexique le 7 septembre 2010
© AFP Gilberto Villasana
Près d'un million de sinistrés, et sept morts au dernier bilan: les pluies torrentielles qui frappent le sud-est du Mexique sont les plus intenses jamais connues dans la région, et "le pire est à venir", ont averti mardi les autorités locales.
"C'est la plus grande tempête de pluie dans l'histoire" de l'Etat du Tabasco, situé sur la côte sud du Golfe du Mexique, a déclaré mardi sur place le président mexicain Felipe Calderon.
"Le plus dur est à venir, c'est le début de notre véritable saison des pluies, de septembre à novembre", a averti mercredi le gouverneur du Tabasco, Andres Granier Melo, devant la presse.
Le nombre des sinistrés ne cesse d'augmenter, a confirmé le directeur régional de la Protection civile, Roberto Lopez Romero.
Près de 200.000 hectares de cultures et pâturages sont sous les eaux, ce qui entraîne des pertes majeures pour plus de 20.000 agriculteurs et éleveurs dans la région, a-t-il précisé.
Tlacotalpan sous les eaux le 8 septembre 2010
© AFP Sergio Hernandez
"Outre le pronostic de fortes pluies, non seulement dans le Tabasco mais dans toute la région du sud-sud-est, cette saison annonce aussi tempêtes et ouragans. Encore une seule de ces catastrophes sur nos côtes ou celles de la région voisine, le Chiapas, et notre situation serait des plus critiques", a ajouté le gouverneur. "La région risque d'être inondée non seulement par les pluies qu'elle reçoit directement, mais aussi par celles qui frappent, plus au sud, les régions montagneuses du Chiapas et du Guatemala près de la frontière", a-t-il souligné.
D'ores et déjà, les pluies qui s'abattent sur le Tabasco sont plus importantes que celles qui ont partiellement inondé il y a trois ans la capitale de l'Etat, Villahermosa qui compte 650.000 habitants, avait rappelé le président Calderon.
Rues inondées le 8 septembre 2010 à Tlacotalpan
© AFP Sergio Hernandez
Au Guatemala voisin, le bilan des pluies, les plus intenses depuis 60 ans, selon les autorités, est monté mercredi à 46 morts, sans compter les 15 disparus engloutis par une coulée de boue et que les services de secours ont définitivement renoncé à tenter de déterrer. La Coordination pour la lutte contre les catastrophes (Conred) a recensé 51.500 sinistrés.
Jusqu'à l'interruption des recherches, les équipes de secours avaient retrouvé 25 corps sous des tonnes de boue et de pierres à Solola (ouest).
La plupart des victimes sont des indiens Parraxim emportés par une coulée de boue samedi, alors qu'ils tentaient de porter secours à des automobilistes et des piétons emportés au fond d'un ravin profond de 300 mètres par un glissement de terrain.
Un autre torrent de boue avait enseveli samedi un autobus dans l'ouest du Guatemala, faisant douze morts.
Conséquence insolite des pluies, au pied du volcan Pacaya les maisons de deux villages sont inondées d'eau bouillante et de vapeurs brûlantes. "D'après ce qu'on nous dit, cette eau sort de failles du volcan qui porte à ébullition les nappes grossies par les pluies", a déclaré à l'AFP une habitante qui, comme ses voisins, a dû abandonner sa maison pour un hébergement d'urgence.
Le reste de l'Amérique centrale souffre aussi de cette saison des pluies dévastatrice.
Au cours des derniers mois, les intempéries ont fait 55 morts au Honduras, au moins 40 au Nicaragua, neuf au Salvador et trois au Costa Rica.
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Re: Quand le climat s'emballe...
http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... _3244.html
"Le changement climatique est une réalité"
13.09.10 | 14h17
Le statisticien danois Bjorn Lomborg, 45 ans, a connu la notoriété mondiale en 2001 avec son livre The Skeptical Environmentalist (L'Ecologiste sceptique, Le Cherche Midi, 2004). Cet ouvrage entendait démontrer que nombre de problèmes environnementaux - dont le changement climatique - étaient exagérés. Ses thèses ont été combattues par de nombreux écologistes et scientifiques, mais soutenues par des personnalités comme Claude Allègre, qui a préfacé la traduction française de l'ouvrage.
Mais dans Smart Solutions to Climate Change ("Des solutions intelligentes pour le changement climatique"), ouvrage collectif qu'il dirige et qui paraît en Grande-Bretagne aux Cambridge University Press, celui qui est devenu le directeur du Consensus de Copenhague (un centre de réflexion danois) cesse ses attaques contre la théorie du changement climatique. Il propose maintenant d'autres solutions que celles usuellement avancées.
Vous ne mettez plus en avant les réserves sur le changement climatique. Le changement climatique est-il une réalité ?
Oui, il est réel, il découle de l'activité humaine, et c'est un phénomène important. Les estimations économiques nous indiquent que le dommage lié au changement climatique sera de 2 % à 5 % du produit intérieur brut mondial à la fin du siècle. Ce n'est pas la fin du monde, mais ce n'est pas rien. Le changement climatique est définitivement un problème important. Mais ce n'est pas le seul, si l'on pense que la moitié de la population mondiale manque d'eau, d'un bon système de santé et d'éducation, et même de nourriture suffisante.
Que pensez-vous de l'offensive des climatosceptiques contre le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), à l'hiver 2009-2010 ?
Le GIEC est la meilleure source d'information que nous ayons sur le changement climatique. Cependant, il n'est pas à l'abri des erreurs, et il devrait être politiquement neutre. Il a parfois été très loin pour recommander des actions, et, comme on l'a vu avec les glaciers de l'Himalaya, il a parfois exagéré. Mais le point fondamental est que le GIEC est correct à 90 %.
Le livre que vous dirigez observe qu'il "est peu probable que tous les impacts du changement climatique pourront être évités". Quels pourraient-ils être ?
Le changement climatique va surtout frapper les pays en développement : ils devront faire face à plus de précipitations, à des fortes températures, à des ouragans plus violents, subir des impacts négatifs sur l'agriculture, etc. Mais quand cela se produira, ces pays seront beaucoup plus riches qu'aujourd'hui et pourront mieux y faire face. Par exemple, on prévoit que le Bangladesh sera à la fin du siècle plus riche que les Pays-Bas d'aujourd'hui : il sera à même de faire face à l'élévation du niveau des mers.
La croissance économique mondiale va-t-elle se poursuivre durant tout le XXIe siècle ?
Oui. Si elle ne se poursuivait pas, beaucoup des problèmes liés au réchauffement global seraient atténués, parce qu'il y a un lien très fort entre les émissions de gaz à effet de serre et l'enrichissement des pays.
Donc, une façon de réduire les émissions serait de réduire la richesse des pays ?
Absolument. Mais aucun responsable politique ne sera réélu s'il conduit son pays à moins de richesse.
D'autant plus que le changement climatique n'est pas le seul problème à résoudre : devenir plus riche est le seul moyen de répondre aux problèmes d'eau, d'alimentation, de santé ou d'éducation. Le défi est de trouver un moyen tel que les nations s'enrichissent tout en n'émettant pas de CO2.
Quelles solutions au changement climatique préconisez-vous dans le livre ?
Il faut abandonner la politique de réduction des émissions de CO2 mise en oeuvre par le protocole de Kyoto et promue par l'Europe. Cette stratégie ne marche pas : on a promis de réduire les émissions et on a échoué de manière spectaculaire. En ce qui concerne l'avenir, les économistes que nous avons réunis estiment que limiter le réchauffement global à 2 °C est incroyablement coûteux.
Il faut développer d'autres pistes : réduire les émissions de méthane, les particules de suie, capter et stocker le CO2, planter plus d'arbres, étudier la géo-ingénierie (techniques de manipulation de l'atmosphère permettant de limiter l'effet de serre en limitant l'ensoleillement de la Terre, par exemple), faire de la recherche en technologies vertes et transférer les technologies entre les pays. Les deux priorités sont la recherche sur la géo-ingénierie et la recherche sur les technologies d'énergie verte. Investir dans l'énergie verte est la solution à long terme du réchauffement global. Si ces énergies sont moins chères que le pétrole et le charbon, tout le monde les adoptera. Il faut investir 100 milliards de dollars par an (78 milliards d'euros) dans cette recherche.
Faut-il développer aujourd'hui les énergies renouvelables ?
Ce n'est pas une bonne idée tant qu'elles ne sont pas compétitives. Par exemple, l'Allemagne dépense 75 milliards de dollars en subventions pour des panneaux solaires qui ne fournissent que 0,1 % de la production électrique du pays. De même, le Danemark a installé depuis les années 1970 10 000 éoliennes qui sont largement inefficaces. Cela crée des emplois - d'une manière très coûteuse - et de belles séances photo pour les politiciens. Mais cela n'a que très peu d'effet sur le climat. Il ne faut pas dépenser des sommes énormes sur des moyens inefficaces, mais dépenser moins en concentrant l'investissement sur la recherche pour obtenir des technologies qui seront efficaces dans la prochaine décennie. La réduction massive des émissions dans le monde ne se produira que quand la technologie sera si bon marché que l'Inde et la Chine en voudront.
Que pensez-vous de la théorie du pic pétrolier ?
Elle est fausse. Il reste énormément de pétrole à découvrir, notamment dans les sables bitumineux et les schistes bitumineux. Et même si on manquait de pétrole, il y a des centaines d'années de réserves de charbon, qui est moins coûteux. Le monde polluerait simplement plus avec le charbon.
Vous promouvez la géo-ingénierie ?
On ne dit pas qu'il faut l'appliquer maintenant, mais qu'il faut l'étudier vraiment. C'est le seul moyen qui nous permettrait d'agir rapidement - en années plutôt qu'en décennies -, s'il arrivait quelque chose de vraiment négatif en matière de climat.
La taxe sur le carbone est-elle un dispositif efficace ?
C'est le moyen le plus efficace pour changer le comportement des gens à court terme. Les estimations dont nous disposons indiquent qu'une tonne de carbone émise aujourd'hui causera un dommage climatique d'un coût de 5 euros. Je soutiens une taxe de 5 euros : elle serait encore insuffisante pour changer le comportement des gens, mais permettrait de financer la recherche.
Comment joue l'inégalité entre le Nord et le Sud ?
Quoi que fassent les pays du Nord pour lutter contre le réchauffement climatique, cela aura peu d'effet, parce que la grande majorité des émissions attendues va se produire dans les pays en développement. Il faut donc que ces derniers disposent de technologies vertes à bon marché.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... id=1384648
Les "guerres du climat" n'ont pas encore eu lieu, selon un chercheur
10.09.10 | 14h15 • Mis à jour le 10.09.10 | 18h20
Le lien entre le changement climatique et la multiplication des conflits violents n'est pas aussi évident que certains scientifiques et écologistes l'affirment, selon une étude publiée, lundi 6 septembre, par la revue de l'Académie américaine des sciences, PNAS.
Le Norvégien Halvard Buhaug, de l'Institut de recherche sur la paix, à Oslo, y démontre qu'il n'est pas possible d'attribuer au réchauffement les conflits africains des trois dernières décennies. Le chercheur appelle à la prudence quant à l'idée que des conflits, comme celui du Darfour, au Soudan, découlent de causes environnementales plutôt que politiques.
Son étude paraît alors que la recherche sur les relations entre conflits et environnement est en plein développement. Elle répond précisément à une autre étude, publiée en 2009, dans la même revue par des chercheurs américains, qui concluait qu'une forte corrélation existait entre les guerres civiles et l'évolution de la température en Afrique.
M. Buhaug commence par montrer que les hypothèses sur lesquelles Marshall B. Burke (université de Californie, Berkeley) et ses collègues avaient bâti leur modèle sont très discutables. N'avaient été ainsi retenus que les conflits ayant provoqué plus de mille morts par an. L'analyse était limitée à la période 1981-2002, alors que depuis 2002, le nombre de guerres civiles et leur gravité ont décru en Afrique, tandis que le réchauffement et l'assèchement se sont poursuivis. L'équipe américaine a par ailleurs opéré des choix méthodologiques dans son analyse statistique que M. Buhaug juge injustifiés.
Paramètres sociopolitiques
Le chercheur norvégien pose ensuite son propre modèle statistique, centré sur l'Afrique subsaharienne et qui élargit le champ des paramètres : il y inclut tous les conflits ayant entraîné plus de 25 victimes par an, et ne se limite pas aux seuls niveaux de la température et des précipitations, mais y adjoint la variation de ces valeurs par rapport à l'année précédente et leurs déviations par rapport à des moyennes à long terme.
M. Buhaug met aussi les variations climatiques en regard avec des paramètres sociopolitiques : l'exclusion politico-ethnique dans les pays considérés et leur niveau de développement économique.
Les calculs de corrélation montrent qu'aucune des variables climatiques n'a d'effet significatif sur la fréquence des conflits.
Au contraire, sur la période étudiée (1981-2002), les guerres civiles - d'abord nombreuses - reculent fortement depuis la fin des années 1990, alors que la température moyenne a augmenté régulièrement pendant la même période.
Conclusion : la variabilité climatique n'est pas corrélée aux variations à court terme des conflits en Afrique subsaharienne. Ceux-ci doivent plutôt être expliqués par des conditions structurelles et contextuelles classiques : exclusion ethnique, pauvreté, changement des rapports de force depuis la fin de la guerre froide, etc.
Halvard Buhaug se garde cependant de généraliser. Il ne prétend pas trancher la question sur le long terme. Observant que le réchauffement sur la période étudiée a été modeste et lent, il rappelle que les scénarios du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) suggèrent qu'à l'avenir, des vagues de chaleur et des événements météorologiques beaucoup plus importants sont envisageables - et que cela pourrait entraîner de vifs conflits.
"L'analyse des réponses des sociétés aux variations passées (du climat) peut être de peu d'enseignement" face à des événements aussi majeurs qu'un éventuel arrêt de la mousson asiatique, conclut le chercheur.
"Le changement climatique est une réalité"
13.09.10 | 14h17
Le statisticien danois Bjorn Lomborg, 45 ans, a connu la notoriété mondiale en 2001 avec son livre The Skeptical Environmentalist (L'Ecologiste sceptique, Le Cherche Midi, 2004). Cet ouvrage entendait démontrer que nombre de problèmes environnementaux - dont le changement climatique - étaient exagérés. Ses thèses ont été combattues par de nombreux écologistes et scientifiques, mais soutenues par des personnalités comme Claude Allègre, qui a préfacé la traduction française de l'ouvrage.
Mais dans Smart Solutions to Climate Change ("Des solutions intelligentes pour le changement climatique"), ouvrage collectif qu'il dirige et qui paraît en Grande-Bretagne aux Cambridge University Press, celui qui est devenu le directeur du Consensus de Copenhague (un centre de réflexion danois) cesse ses attaques contre la théorie du changement climatique. Il propose maintenant d'autres solutions que celles usuellement avancées.
Vous ne mettez plus en avant les réserves sur le changement climatique. Le changement climatique est-il une réalité ?
Oui, il est réel, il découle de l'activité humaine, et c'est un phénomène important. Les estimations économiques nous indiquent que le dommage lié au changement climatique sera de 2 % à 5 % du produit intérieur brut mondial à la fin du siècle. Ce n'est pas la fin du monde, mais ce n'est pas rien. Le changement climatique est définitivement un problème important. Mais ce n'est pas le seul, si l'on pense que la moitié de la population mondiale manque d'eau, d'un bon système de santé et d'éducation, et même de nourriture suffisante.
Que pensez-vous de l'offensive des climatosceptiques contre le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), à l'hiver 2009-2010 ?
Le GIEC est la meilleure source d'information que nous ayons sur le changement climatique. Cependant, il n'est pas à l'abri des erreurs, et il devrait être politiquement neutre. Il a parfois été très loin pour recommander des actions, et, comme on l'a vu avec les glaciers de l'Himalaya, il a parfois exagéré. Mais le point fondamental est que le GIEC est correct à 90 %.
Le livre que vous dirigez observe qu'il "est peu probable que tous les impacts du changement climatique pourront être évités". Quels pourraient-ils être ?
Le changement climatique va surtout frapper les pays en développement : ils devront faire face à plus de précipitations, à des fortes températures, à des ouragans plus violents, subir des impacts négatifs sur l'agriculture, etc. Mais quand cela se produira, ces pays seront beaucoup plus riches qu'aujourd'hui et pourront mieux y faire face. Par exemple, on prévoit que le Bangladesh sera à la fin du siècle plus riche que les Pays-Bas d'aujourd'hui : il sera à même de faire face à l'élévation du niveau des mers.
La croissance économique mondiale va-t-elle se poursuivre durant tout le XXIe siècle ?
Oui. Si elle ne se poursuivait pas, beaucoup des problèmes liés au réchauffement global seraient atténués, parce qu'il y a un lien très fort entre les émissions de gaz à effet de serre et l'enrichissement des pays.
Donc, une façon de réduire les émissions serait de réduire la richesse des pays ?
Absolument. Mais aucun responsable politique ne sera réélu s'il conduit son pays à moins de richesse.
Quelles solutions au changement climatique préconisez-vous dans le livre ?
Il faut abandonner la politique de réduction des émissions de CO2 mise en oeuvre par le protocole de Kyoto et promue par l'Europe. Cette stratégie ne marche pas : on a promis de réduire les émissions et on a échoué de manière spectaculaire. En ce qui concerne l'avenir, les économistes que nous avons réunis estiment que limiter le réchauffement global à 2 °C est incroyablement coûteux.
Il faut développer d'autres pistes : réduire les émissions de méthane, les particules de suie, capter et stocker le CO2, planter plus d'arbres, étudier la géo-ingénierie (techniques de manipulation de l'atmosphère permettant de limiter l'effet de serre en limitant l'ensoleillement de la Terre, par exemple), faire de la recherche en technologies vertes et transférer les technologies entre les pays. Les deux priorités sont la recherche sur la géo-ingénierie et la recherche sur les technologies d'énergie verte. Investir dans l'énergie verte est la solution à long terme du réchauffement global. Si ces énergies sont moins chères que le pétrole et le charbon, tout le monde les adoptera. Il faut investir 100 milliards de dollars par an (78 milliards d'euros) dans cette recherche.
Faut-il développer aujourd'hui les énergies renouvelables ?
Ce n'est pas une bonne idée tant qu'elles ne sont pas compétitives. Par exemple, l'Allemagne dépense 75 milliards de dollars en subventions pour des panneaux solaires qui ne fournissent que 0,1 % de la production électrique du pays. De même, le Danemark a installé depuis les années 1970 10 000 éoliennes qui sont largement inefficaces. Cela crée des emplois - d'une manière très coûteuse - et de belles séances photo pour les politiciens. Mais cela n'a que très peu d'effet sur le climat. Il ne faut pas dépenser des sommes énormes sur des moyens inefficaces, mais dépenser moins en concentrant l'investissement sur la recherche pour obtenir des technologies qui seront efficaces dans la prochaine décennie. La réduction massive des émissions dans le monde ne se produira que quand la technologie sera si bon marché que l'Inde et la Chine en voudront.
Que pensez-vous de la théorie du pic pétrolier ?
Elle est fausse. Il reste énormément de pétrole à découvrir, notamment dans les sables bitumineux et les schistes bitumineux. Et même si on manquait de pétrole, il y a des centaines d'années de réserves de charbon, qui est moins coûteux. Le monde polluerait simplement plus avec le charbon.
Vous promouvez la géo-ingénierie ?
On ne dit pas qu'il faut l'appliquer maintenant, mais qu'il faut l'étudier vraiment. C'est le seul moyen qui nous permettrait d'agir rapidement - en années plutôt qu'en décennies -, s'il arrivait quelque chose de vraiment négatif en matière de climat.
La taxe sur le carbone est-elle un dispositif efficace ?
C'est le moyen le plus efficace pour changer le comportement des gens à court terme. Les estimations dont nous disposons indiquent qu'une tonne de carbone émise aujourd'hui causera un dommage climatique d'un coût de 5 euros. Je soutiens une taxe de 5 euros : elle serait encore insuffisante pour changer le comportement des gens, mais permettrait de financer la recherche.
Comment joue l'inégalité entre le Nord et le Sud ?
Quoi que fassent les pays du Nord pour lutter contre le réchauffement climatique, cela aura peu d'effet, parce que la grande majorité des émissions attendues va se produire dans les pays en développement. Il faut donc que ces derniers disposent de technologies vertes à bon marché.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... id=1384648
Les "guerres du climat" n'ont pas encore eu lieu, selon un chercheur
10.09.10 | 14h15 • Mis à jour le 10.09.10 | 18h20
Le lien entre le changement climatique et la multiplication des conflits violents n'est pas aussi évident que certains scientifiques et écologistes l'affirment, selon une étude publiée, lundi 6 septembre, par la revue de l'Académie américaine des sciences, PNAS.
Le Norvégien Halvard Buhaug, de l'Institut de recherche sur la paix, à Oslo, y démontre qu'il n'est pas possible d'attribuer au réchauffement les conflits africains des trois dernières décennies. Le chercheur appelle à la prudence quant à l'idée que des conflits, comme celui du Darfour, au Soudan, découlent de causes environnementales plutôt que politiques.
Son étude paraît alors que la recherche sur les relations entre conflits et environnement est en plein développement. Elle répond précisément à une autre étude, publiée en 2009, dans la même revue par des chercheurs américains, qui concluait qu'une forte corrélation existait entre les guerres civiles et l'évolution de la température en Afrique.
M. Buhaug commence par montrer que les hypothèses sur lesquelles Marshall B. Burke (université de Californie, Berkeley) et ses collègues avaient bâti leur modèle sont très discutables. N'avaient été ainsi retenus que les conflits ayant provoqué plus de mille morts par an. L'analyse était limitée à la période 1981-2002, alors que depuis 2002, le nombre de guerres civiles et leur gravité ont décru en Afrique, tandis que le réchauffement et l'assèchement se sont poursuivis. L'équipe américaine a par ailleurs opéré des choix méthodologiques dans son analyse statistique que M. Buhaug juge injustifiés.
Paramètres sociopolitiques
Le chercheur norvégien pose ensuite son propre modèle statistique, centré sur l'Afrique subsaharienne et qui élargit le champ des paramètres : il y inclut tous les conflits ayant entraîné plus de 25 victimes par an, et ne se limite pas aux seuls niveaux de la température et des précipitations, mais y adjoint la variation de ces valeurs par rapport à l'année précédente et leurs déviations par rapport à des moyennes à long terme.
M. Buhaug met aussi les variations climatiques en regard avec des paramètres sociopolitiques : l'exclusion politico-ethnique dans les pays considérés et leur niveau de développement économique.
Les calculs de corrélation montrent qu'aucune des variables climatiques n'a d'effet significatif sur la fréquence des conflits.
Au contraire, sur la période étudiée (1981-2002), les guerres civiles - d'abord nombreuses - reculent fortement depuis la fin des années 1990, alors que la température moyenne a augmenté régulièrement pendant la même période.
Conclusion : la variabilité climatique n'est pas corrélée aux variations à court terme des conflits en Afrique subsaharienne. Ceux-ci doivent plutôt être expliqués par des conditions structurelles et contextuelles classiques : exclusion ethnique, pauvreté, changement des rapports de force depuis la fin de la guerre froide, etc.
Halvard Buhaug se garde cependant de généraliser. Il ne prétend pas trancher la question sur le long terme. Observant que le réchauffement sur la période étudiée a été modeste et lent, il rappelle que les scénarios du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) suggèrent qu'à l'avenir, des vagues de chaleur et des événements météorologiques beaucoup plus importants sont envisageables - et que cela pourrait entraîner de vifs conflits.
"L'analyse des réponses des sociétés aux variations passées (du climat) peut être de peu d'enseignement" face à des événements aussi majeurs qu'un éventuel arrêt de la mousson asiatique, conclut le chercheur.
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Kenzo
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Re: Quand le climat s'emballe...

Elle est magnifique cette photo c'est L'ouragan Danielle vu depuis l'orbite terrestre le 28 août 2010.
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Richie
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Re: Quand le climat s'emballe...
Sur le TDF, ils pourront revenir aux étapes de 300 km...
| AFP le 17/09/2010 à 12:23Batteries pour véhicules électriques : le CEA relève un défi mondial
© AFP Jean-Pierre Clatot
Depuis un an, le site du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) de Grenoble développe sa recherche sur les batteries pour véhicules électriques afin de répondre à un enjeu mondial pour les constructeurs automobiles et espérer concurrencer un jour l'Asie.
"En l'espace d'un an, le CEA est passé de la paillasse de chercheurs au stade préindustriel en faisant la révolution sur ses plate-formes et dans son personnel", explique Florence Mattera, chargée des transports au CEA.
A Grenoble, plus de 20 millions d'euros d'investissements --notamment consacrés à l'extension d'une plate-forme de recherches pour la fabrication des nouvelles générations de batteries à base de lithium pour les véhicules électriques -- ont été réalisés depuis septembre 2009.
Une centaine de chercheurs a été embauchée au département transports, où travaillent désormais 200 ingénieurs. Et le CEA a entamé une collaboration avec Renault pour améliorer la technologie des batteries produites dans l'usine du constructeur à Flins (Yvelines).
La recherche sur les batteries électriques est actuellement l'un des "secteurs prioritaires" du CEA, correspondant à l'essor d'un marché où se sont engouffrés tous les grands constructeurs automobiles mondiaux, souligne le directeur du CEA Grenoble, Jean Therme.
Selon les constructeurs, les véhicules électriques représenteront 10% du marché mondial à horizon 2020.Des chercheurs du CEA travaillent dans le laboratoire d'étude de batteries pour véhicules électriques à Grenoble le 14 septembre 2010
Pourtant il y a trois ans, le CEA, qui travaille sur les batteries depuis une décennie, était sur le point d'abandonner ce domaine de recherches faute de débouchés industriels, souligne-t-il.
"Les constructeurs ne voyaient pas l'intérêt de développer cette activité. Et puis il y a eu le Grenelle environnement" en 2007 lors duquel "les industriels ont pris acte du développement de ce secteur majeur, souligne M. Therme.
Le commissariat espère pouvoir un jour concurrencer les Asiatiques qui, forts de leur expérience en matière de batteries pour téléphones portables, "arrivent très fort sur le marché des batteries pour véhicules électriques", reconnaît Mme Mattera.
"Les Européens ont leur carte à jouer. La bataille pour les batteries première génération", qui permettent une autonomie de 150 kilomètres, "n'est pas perdue", assure-t-elle.
Le CEA se positionne notamment sur la fabrication de batteries à base de phosphate de fer, qu'il présente comme un matériau compétitif et sûr face aux Asiatiques privilégiant le manganèse.
Un gros travail est effectué sur les moyens d'abaisser les coûts des technologies et d'améliorer leur fiabilité, la perspective d'ici 2015 étant d'arriver à la fabrication de batteries permettant une autonomie de 300 km pour un véhicule tout électrique, souligne Mme Mattera.
Par ailleurs à Chambéry, des ingénieurs du CEA, basés à l'Institut national de l'énergie solaire, soumettent les batteries à toutes sortes de conditions extrêmes (froid, chaleur) et pratiquent "des tests post mortem" pour améliorer leur espérance de vie et comprendre les phénomènes de recyclage.
Ils étudient aussi les moyens d'utiliser l'énergie solaire pour la recharge des véhicules électriques à travers des tests menés sur des véhicules hybrides rechargeables Toyota, stationnés dans des parkings recouverts de panneaux photovoltaïques.
| AFP le 17/09/2010 à 12:23Batteries pour véhicules électriques : le CEA relève un défi mondial
© AFP Jean-Pierre Clatot
Depuis un an, le site du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) de Grenoble développe sa recherche sur les batteries pour véhicules électriques afin de répondre à un enjeu mondial pour les constructeurs automobiles et espérer concurrencer un jour l'Asie.
"En l'espace d'un an, le CEA est passé de la paillasse de chercheurs au stade préindustriel en faisant la révolution sur ses plate-formes et dans son personnel", explique Florence Mattera, chargée des transports au CEA.
A Grenoble, plus de 20 millions d'euros d'investissements --notamment consacrés à l'extension d'une plate-forme de recherches pour la fabrication des nouvelles générations de batteries à base de lithium pour les véhicules électriques -- ont été réalisés depuis septembre 2009.
Une centaine de chercheurs a été embauchée au département transports, où travaillent désormais 200 ingénieurs. Et le CEA a entamé une collaboration avec Renault pour améliorer la technologie des batteries produites dans l'usine du constructeur à Flins (Yvelines).
La recherche sur les batteries électriques est actuellement l'un des "secteurs prioritaires" du CEA, correspondant à l'essor d'un marché où se sont engouffrés tous les grands constructeurs automobiles mondiaux, souligne le directeur du CEA Grenoble, Jean Therme.
Selon les constructeurs, les véhicules électriques représenteront 10% du marché mondial à horizon 2020.Des chercheurs du CEA travaillent dans le laboratoire d'étude de batteries pour véhicules électriques à Grenoble le 14 septembre 2010
Pourtant il y a trois ans, le CEA, qui travaille sur les batteries depuis une décennie, était sur le point d'abandonner ce domaine de recherches faute de débouchés industriels, souligne-t-il.
"Les constructeurs ne voyaient pas l'intérêt de développer cette activité. Et puis il y a eu le Grenelle environnement" en 2007 lors duquel "les industriels ont pris acte du développement de ce secteur majeur, souligne M. Therme.
Le commissariat espère pouvoir un jour concurrencer les Asiatiques qui, forts de leur expérience en matière de batteries pour téléphones portables, "arrivent très fort sur le marché des batteries pour véhicules électriques", reconnaît Mme Mattera.
"Les Européens ont leur carte à jouer. La bataille pour les batteries première génération", qui permettent une autonomie de 150 kilomètres, "n'est pas perdue", assure-t-elle.
Le CEA se positionne notamment sur la fabrication de batteries à base de phosphate de fer, qu'il présente comme un matériau compétitif et sûr face aux Asiatiques privilégiant le manganèse.
Un gros travail est effectué sur les moyens d'abaisser les coûts des technologies et d'améliorer leur fiabilité, la perspective d'ici 2015 étant d'arriver à la fabrication de batteries permettant une autonomie de 300 km pour un véhicule tout électrique, souligne Mme Mattera.
Par ailleurs à Chambéry, des ingénieurs du CEA, basés à l'Institut national de l'énergie solaire, soumettent les batteries à toutes sortes de conditions extrêmes (froid, chaleur) et pratiquent "des tests post mortem" pour améliorer leur espérance de vie et comprendre les phénomènes de recyclage.
Ils étudient aussi les moyens d'utiliser l'énergie solaire pour la recharge des véhicules électriques à travers des tests menés sur des véhicules hybrides rechargeables Toyota, stationnés dans des parkings recouverts de panneaux photovoltaïques.
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Richie
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Re: Quand le climat s'emballe...
Une bonne mesure...enfin, pas pour les bénéficiaires jusqu'alors de la mesure
http://bercy.blog.lemonde.fr/2010/09/18 ... ilitaires/
18 septembre 2010
Bercy s’attaque aux 4×4 et grosses berlines “utilitaires”
1200_aq7_d_10143.1284717488.jpg
La fiscalité dérogatoire sur les 4×4 de luxe et autres grosses berlines “d’entreprise”, c’est fini ! Le ministère de l’économie a décidé d’appliquer, à compter du 1er otobre, une fiscalité normale à ces véhicules que certaines sociétés mettent “à disposition” de leurs cadres et dirigeants et qui, en vertu d’une réglementation européenne, avaient réussi à être assimilés à des véhicules utilitaires et donc à échapper au paiement du bonus-malus écologique ainsi qu’à celui de la taxe sur les véhicules de société.
Ce que disait jusqu’à présent la réglementation : les entreprises qui possèdent ou utilisent des voitures doivent payer le bonus-malus écologique (sur les émissions de CO2) et la taxe sur les véhicules de société. Cela ne concerne que les véhicules dit de tourisme. Les véhicules utilitaires ne sont pas concernés par cette double taxation.
Une “faille” a été créée par le changement de classification des véhicules au niveau européen : la réglementation européenne définissant les véhicules utilitaires a évolué en 2007. Des véhicules pouvant transporter jusqu’à 6 personnes (en plus du conducteur) et pesant (en charge) moins de 3,5 tonnes, jusqu’alors classés dans la catégorie voitures particulières, sont désormais homologués utilitaires (catégorie dite N1).
Cela se fait moyennant quelques aménagements : pas de ceintures à l’arrière, la capacité d’emport de marchandises doit excéder le poids des passagers. Et du coup, ces véhicules échappent aux taxes appliquées aux véhicules de société.
Les constructeurs ont exploité cette “faille” : Q7 V12 (Audi), Cayenne (Porsche) et autres Grand Scenic, Traffics Passengers (Renault), C4 Picasso, C5 Tourer (Citroën), Touran (Volkswagen)… ont fleuri en France depuis fin 2009 dans des versions homologuées N1. Les constructeurs automobiles n’ont pas hésité à en faire un argument commercial auprès de leurs clients (comme on peut le voir ici ou encore ici). “Quelques milliers” de véhicules ont ainsi été vendus depuis le début de l’année, indique-t-on au ministère de l’économie.
Le nouveau dispositif fiscal : une disposition mettant fin à cette situation figurera dans le projet de loi de finance pour 2011 qui sera présenté le 29 septembre. Elle entrera toutefois en vigueur dès le 1er octobre, date à laquelle est due la taxe trimestrielle sur les véhicules de société.
Combien rapportera cette correction fiscale ? Le ministère de l’économie, qui travaille sur les derniers arbitrages pour regagner 10 milliards d’euros en 2011 sur les “niches” fiscales, ne donne pas de chiffrage. “Avec cette décision, on règle plus un contournement de l’esprit de la réglementation, qu’autre chose. C’est une question d’équité”, explique-t-on à Bercy. En 2008, la taxe sur les véhicules de société a représenté 317 millions d’euros, selon le rapport sur les prélèvements obligatoires.
http://bercy.blog.lemonde.fr/2010/09/18 ... ilitaires/
18 septembre 2010
Bercy s’attaque aux 4×4 et grosses berlines “utilitaires”
1200_aq7_d_10143.1284717488.jpg
La fiscalité dérogatoire sur les 4×4 de luxe et autres grosses berlines “d’entreprise”, c’est fini ! Le ministère de l’économie a décidé d’appliquer, à compter du 1er otobre, une fiscalité normale à ces véhicules que certaines sociétés mettent “à disposition” de leurs cadres et dirigeants et qui, en vertu d’une réglementation européenne, avaient réussi à être assimilés à des véhicules utilitaires et donc à échapper au paiement du bonus-malus écologique ainsi qu’à celui de la taxe sur les véhicules de société.
Ce que disait jusqu’à présent la réglementation : les entreprises qui possèdent ou utilisent des voitures doivent payer le bonus-malus écologique (sur les émissions de CO2) et la taxe sur les véhicules de société. Cela ne concerne que les véhicules dit de tourisme. Les véhicules utilitaires ne sont pas concernés par cette double taxation.
Une “faille” a été créée par le changement de classification des véhicules au niveau européen : la réglementation européenne définissant les véhicules utilitaires a évolué en 2007. Des véhicules pouvant transporter jusqu’à 6 personnes (en plus du conducteur) et pesant (en charge) moins de 3,5 tonnes, jusqu’alors classés dans la catégorie voitures particulières, sont désormais homologués utilitaires (catégorie dite N1).
Cela se fait moyennant quelques aménagements : pas de ceintures à l’arrière, la capacité d’emport de marchandises doit excéder le poids des passagers. Et du coup, ces véhicules échappent aux taxes appliquées aux véhicules de société.
Les constructeurs ont exploité cette “faille” : Q7 V12 (Audi), Cayenne (Porsche) et autres Grand Scenic, Traffics Passengers (Renault), C4 Picasso, C5 Tourer (Citroën), Touran (Volkswagen)… ont fleuri en France depuis fin 2009 dans des versions homologuées N1. Les constructeurs automobiles n’ont pas hésité à en faire un argument commercial auprès de leurs clients (comme on peut le voir ici ou encore ici). “Quelques milliers” de véhicules ont ainsi été vendus depuis le début de l’année, indique-t-on au ministère de l’économie.
Le nouveau dispositif fiscal : une disposition mettant fin à cette situation figurera dans le projet de loi de finance pour 2011 qui sera présenté le 29 septembre. Elle entrera toutefois en vigueur dès le 1er octobre, date à laquelle est due la taxe trimestrielle sur les véhicules de société.
Combien rapportera cette correction fiscale ? Le ministère de l’économie, qui travaille sur les derniers arbitrages pour regagner 10 milliards d’euros en 2011 sur les “niches” fiscales, ne donne pas de chiffrage. “Avec cette décision, on règle plus un contournement de l’esprit de la réglementation, qu’autre chose. C’est une question d’équité”, explique-t-on à Bercy. En 2008, la taxe sur les véhicules de société a représenté 317 millions d’euros, selon le rapport sur les prélèvements obligatoires.
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Re: Quand le climat s'emballe...


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Re: Quand le climat s'emballe...
La canicule en Russie a fait près de 56.000 morts

La Russie a enregistré près de 56.000 décès supplémentaires durant la canicule de juillet et août 2010, par rapport à la même période l'année précédente, selon les chiffres publiés par l'agence fédérale des statistiques, Rosstat.
Selon les statistiques de Rosstat, mises en ligne sur son site gks.ru, la Russie a enregistré 191.951 décès en août soit 41.262 de plus que l'année précédente. Les données pour juillet, publiées fin août, faisaient état de 14.474 décès supplémentaires. Le pays a donc enregistré 55.736 morts de plus au cours de ces deux mois lorsque la Russie était plongée dans une canicule sans précédent, à l'origine aussi de feux de forêt et de tourbière dont les fumées ont notamment empoisonné l'atmosphère de Moscou des jours durant.
La capitale russe paye d'ailleurs un lourd tribut avec une mortalité en hausse de 68,6% en août (6.111 décès supplémentaires), après avoir déjà connu une hausse de 50,7% en juillet (4.824 morts supplémentaires). La hausse la plus forte de la mortalité en août 2010 a été enregistrée dans la région de Volgograd, au sud-ouest de la Russie, où elle a bondi de 75,2%. Suivent la région de Lipetsk, 500 km au sud de Moscou (+71,1%), celle de Voronej (+68,7%) et la ville de Moscou (68,6%).
Ce bilan est le premier couvrant l'ensemble de la période de la canicule, les autorités russes s'étant refusées à communiquer le nombre de décès dû à la crise, alors que les médias, hôpitaux et pompes funèbres faisaient état d'une envolée du nombre de morts
..... et encore 56000 

La Russie a enregistré près de 56.000 décès supplémentaires durant la canicule de juillet et août 2010, par rapport à la même période l'année précédente, selon les chiffres publiés par l'agence fédérale des statistiques, Rosstat.
Selon les statistiques de Rosstat, mises en ligne sur son site gks.ru, la Russie a enregistré 191.951 décès en août soit 41.262 de plus que l'année précédente. Les données pour juillet, publiées fin août, faisaient état de 14.474 décès supplémentaires. Le pays a donc enregistré 55.736 morts de plus au cours de ces deux mois lorsque la Russie était plongée dans une canicule sans précédent, à l'origine aussi de feux de forêt et de tourbière dont les fumées ont notamment empoisonné l'atmosphère de Moscou des jours durant.
La capitale russe paye d'ailleurs un lourd tribut avec une mortalité en hausse de 68,6% en août (6.111 décès supplémentaires), après avoir déjà connu une hausse de 50,7% en juillet (4.824 morts supplémentaires). La hausse la plus forte de la mortalité en août 2010 a été enregistrée dans la région de Volgograd, au sud-ouest de la Russie, où elle a bondi de 75,2%. Suivent la région de Lipetsk, 500 km au sud de Moscou (+71,1%), celle de Voronej (+68,7%) et la ville de Moscou (68,6%).
Ce bilan est le premier couvrant l'ensemble de la période de la canicule, les autorités russes s'étant refusées à communiquer le nombre de décès dû à la crise, alors que les médias, hôpitaux et pompes funèbres faisaient état d'une envolée du nombre de morts
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Re: Quand le climat s'emballe...
Ils sont presque aussi nuls que nous en 2003kenzo a écrit :La canicule en Russie a fait près de 56.000 morts
La Russie a enregistré près de 56.000 décès supplémentaires durant la canicule de juillet et août 2010, par rapport à la même période l'année précédente, selon les chiffres publiés par l'agence fédérale des statistiques, Rosstat.
Selon les statistiques de Rosstat, mises en ligne sur son site gks.ru, la Russie a enregistré 191.951 décès en août soit 41.262 de plus que l'année précédente. Les données pour juillet, publiées fin août, faisaient état de 14.474 décès supplémentaires. Le pays a donc enregistré 55.736 morts de plus au cours de ces deux mois lorsque la Russie était plongée dans une canicule sans précédent, à l'origine aussi de feux de forêt et de tourbière dont les fumées ont notamment empoisonné l'atmosphère de Moscou des jours durant.
La capitale russe paye d'ailleurs un lourd tribut avec une mortalité en hausse de 68,6% en août (6.111 décès supplémentaires), après avoir déjà connu une hausse de 50,7% en juillet (4.824 morts supplémentaires). La hausse la plus forte de la mortalité en août 2010 a été enregistrée dans la région de Volgograd, au sud-ouest de la Russie, où elle a bondi de 75,2%. Suivent la région de Lipetsk, 500 km au sud de Moscou (+71,1%), celle de Voronej (+68,7%) et la ville de Moscou (68,6%).
Ce bilan est le premier couvrant l'ensemble de la période de la canicule, les autorités russes s'étant refusées à communiquer le nombre de décès dû à la crise, alors que les médias, hôpitaux et pompes funèbres faisaient état d'une envolée du nombre de morts..... et encore 56000
Récits de courses :
http://jmbomablog.unblog.fr/
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Re: Quand le climat s'emballe...
Plus de glace au Pôle Nord dans 20 ou 30 ans

Dans 20 ou 30 ans, la couche de glace qui recouvre le Pôle Nord fondra totalement pendant les mois d'été. "Tout indique que la glace présente dans l'eau continuera à diminuer dans les prochaines décennies", a communiqué lundi le NSIDC, centre de données sur la neige et la glace, à Boulder.
D'après les observations menées cet été au Pôle Nord, la glace la plus épaisse, âgée de plus de 5 ans, a presque complètement disparu. En septembre, seuls 60.000 km2 subsistaient, alors que, si on compare avec la même période, la surface glacée atteignait encore 2 millions de km2 dans les années quatre-vingts.
La fonte de la glace rend le Pôle Nord encore plus vulnérable à la chaleur. Malgré l'augmentation de la couche de glace de deux et trois ans d'âge observée cette année, le pronostic reste celui d'un Pôle Nord totalement nettoyé de sa glace dans 20 à 30 ans, selon le directeur du NSIDC, Mark Serreze.
Bon bah je note situation de plus en plus critique...

Dans 20 ou 30 ans, la couche de glace qui recouvre le Pôle Nord fondra totalement pendant les mois d'été. "Tout indique que la glace présente dans l'eau continuera à diminuer dans les prochaines décennies", a communiqué lundi le NSIDC, centre de données sur la neige et la glace, à Boulder.
D'après les observations menées cet été au Pôle Nord, la glace la plus épaisse, âgée de plus de 5 ans, a presque complètement disparu. En septembre, seuls 60.000 km2 subsistaient, alors que, si on compare avec la même période, la surface glacée atteignait encore 2 millions de km2 dans les années quatre-vingts.
La fonte de la glace rend le Pôle Nord encore plus vulnérable à la chaleur. Malgré l'augmentation de la couche de glace de deux et trois ans d'âge observée cette année, le pronostic reste celui d'un Pôle Nord totalement nettoyé de sa glace dans 20 à 30 ans, selon le directeur du NSIDC, Mark Serreze.
Bon bah je note situation de plus en plus critique...
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