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Quand le climat s'emballe...

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Kenzo
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Re: Quand le climat s'emballe...

Message non lu par Kenzo »

mric a écrit :Kenzo c'est le nouveau jean pierre pernod, quand on le lit, la france a peur !!!
Alors là merci beaucoup !!!! Je..je.. je ne sais pas quoi dire.. euh.. sauf que.. c'est PERNAUT !! Tu sais dés fois j'apporte la joie de vivre dans mes infos...

:arrow: Image

:lol:

Au fait merci pour ton lien. Mais malheureusement après avoir lu ta bible rien a changé je serais toujours parmi ceux qui conserveront un certain esprit critique et qui refuseront à absorber sans réfléchir une grande partie des nouvelles de toutes sortes qui nous parviennent chaque jour. :sm27:
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Re: Quand le climat s'emballe...

Message non lu par Kenzo »

La sécheresse en Amazonie plus dévastatrice qu'en 2005

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La sécheresse inhabituelle qui a affecté l'Amazonie en 2010 pourrait avoir été plus dévastatrice que celle déjà très inhabituelle de 2005 pour la forêt tropicale, selon une étude publiée jeudi.
Les analyses des précipitations réalisées sur une superficie de 5,3 millions de kilomètres carré durant la saison sèche l'an dernier montrent que la sécheresse a été plus étendue et sévère qu'en 2005, soulignent les auteurs de cette recherche parue dans la revue américaine Science datée du 4 février.

Cette équipe anglo-brésilienne de chercheurs a aussi calculé que ce déficit d'eau dans la forêt amazonienne en 2010 se serait traduit par des émissions de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère dépassant les cinq milliards de tonnes estimés lors de la sécheresse de 2005, et ce en raison du plus grand nombre d'arbres détruits.

A titre de comparaison, les Etats-Unis ont émis 5,5 milliards de tonnes de CO2 en 2009 provenant de la consommation de carburant fossile. L'Amazonie joue un rôle clé pour absorber et emprisonner le CO2 provenant des activités humaines, contribuant ainsi à réduire le réchauffement climatique de la planète.

Les auteurs de ce rapport craignent que de telles sécheresses ne deviennent plus fréquentes dans cette région et ne fassent disparaître une partie importante de la forêt amazonienne et de ses capacités à contenir les émissions de CO2
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Re: Quand le climat s'emballe...

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Après la sécheresse, la patate plus chère que la banane

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Les prix des pommes de terre en Russie, dont le pays est un producteur et grand consommateur, dépassent parfois ceux des bananes après avoir plus que doublé ces derniers mois à la suite d'une sécheresse sans précédent en 2010 qui a décimé les récoltes, rapporte jeudi un quotidien russe.

De septembre à janvier, le prix des pommes de terre vendues au détail est passé d'environ 21 roubles le kilo (0,52 euro) à 40-50 roubles le kilo (1-1,2 euro), précise le journal Novye Izvestia, faisant sa une de ce thème.

Par comparaison, les Russes peuvent acheter des bananes à 25 roubles le kilo (0,62 euro), un prix pouvant aller selon les endroits jusqu'à 51 roubles le kilo (1,2 euro) pour ce fruit importé.

La flambée des prix des pommes de terre s'explique par la sécheresse qui a frappé la Russie dès le printemps dernier et s'est prolongée jusqu'à la fin de l'été en raison d'une canicule sans précédent, provoquant une forte chute des récoltes.

Ainsi, la Russie a récolté en 2010 environ 21,1 tonnes de pommes de terre, contraignant le pays à en importer pour satisfaire une demande intérieure de quelque 29 millions de tonnes, relève l'expert indépendant Nikolaï Lytchev, cité par le quotidien.

Le prix des pommes de terre importées a lui aussi augmenté car les pays où s'approvisionne la Russie ont également été confrontés à une baisse de récoltes. Les prix des pommes de terre en Russie devraient continuer à grimper jusqu'en avril-mai, prédit-il.
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Re: Quand le climat s'emballe...

Message non lu par Kenzo »

Changement climatique: la fameuse théorie du complot

Face au dérèglement climatique, tout le monde ne veut pas croire à un réchauffement global de la Terre, certains sont persuadés que tout ce brouhaha est une sombre machination, un complot mené à des fins financières ou idéologiques mais qui ne se base sur aucun fait concret...

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L'idée d'un complot en vue de promouvoir la théorie du réchauffement climatique est apparue pour la première dans un documentaire de 1990, The Greenhouse Conspiracy, diffusé sur Channel Four, au Royaume-Uni.

Ce documentaire affirmait que les scientifiques désirant démontrer l'inexactitude de la théorie du réchauffement climatique se voyaient refuser leur financement. Le climatologue Patrick Michaels expliquait alors: "Il ne s'agit pas tout à fait d'une conspiration, mais plutôt d'une coalition d'intérêts: les scientifiques ont besoin de fonds, les médias d'une histoire fédératrice et les gouvernements d'une cause louable".

Dans le même ordre d'idées, le sénateur américain James Inhofe déclarait dans un discours prononcé à la commission du Sénat sur l'Environnement, le 28 Juillet 2003: "Avec toute l'hystérie, toute la peur, toute la science "bidon", il se pourrait bien que les accusations affirmant que l'homme soit responsable du réchauffement climatique soit le plus grand canular jamais perpétré sur le peuple américain".

Un ennemi commun
Le chercheur William M. Gray, lui, a déterminé une liste de 15 raisons pour créer l'hystérie collective autour du réchauffement global. Dans cette liste, on retrouve la nécessité de trouver un ennemi commun vu la fin de la guerre froide; le désir des scientifiques, des chefs de gouvernement et des écologistes de trouver une cause politique qui leur permet d'organiser de la propagande, tout en se donnant la force d'exercer une influence politique sur les gouvernements.

En 2009, le journaliste conservateur James Delingpole écrivait: "les gouvernements comme celui du président Obama ont l'intention d'utiliser le réchauffement planétaire comme une excuse pour augmenter les taxations, les réglementations et le protectionnisme. Une escroquerie idéale pour les sociétés d'énergie vertes et les investisseurs qui veulent se remplir les poches grâce au commerce du carbone. Sans oublier les organismes comme Greenpeace, qui dépendent de l'anxiété du public pour trouver des financements".

Pour Andrei Areshev, un politologue russe, le changement climatique serait en fait une tactique guerrière américaine pour tester de nouvelles armes pouvant causer des sécheresses, effacer les cultures, etc.

La gauche... ou la droite?
Pour Melanie Phillips, journaliste américaine de droite, le changement climatique est un discours gauchiste, anti-américain, dans la logique de l'antimondialisation, contre l'Occident. Bref, une croyance qui soutient que le monde industrialisé est nocif.

D'après Gou Hongyang, un auteur chinois, c'est l'inverse: il s'agit d'un complot de l'Occident visant à priver les pays en développement de leur part légitime des richesses du monde.

Contre la vie humaine

En 2007, Václav Klaus, le président tchèque, a publié Planète bleue en péril vert, en réponse au film d'Al Gore (Une vérité qui dérange), accusant les "environnementalistes" de propager une idéologie "aussi dangereuse que le communisme", qui "menace la liberté, la démocratie, et la prospérité".

Pour Alan Caruba, auteur américain, les revendications écologistes veulent "nuire à la croissance économique et à la vie humaine sur cette planète". Alors sombre complot ou réalité qui dérange?

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Re: Quand le climat s'emballe...

Message non lu par Hugo156 »

Changement climatique: la fameuse théorie du complot

Pas si bête après tout. Quand on voit le nombre d'alternative possible (Automobile: Moteur penton, moteur à compression variable, ...).

Et quand on voit le prix de vente des "produits écologiques" il y à de quoi ce poser la question ???
C'est pas facile tous les jours dis-donc !!!!
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Re: Quand le climat s'emballe...

Message non lu par Kenzo »

A Saint-Pétersbourg, les poissons luttent pour l'oxygène

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La Russie fait face à un hiver particulièrement froid, avec des températures frigorifiques qui touchent également les animaux. Dans les étangs de Saint-Pétersbourg, les poissons se battent pour atteindre le peu d'oxygène encore accessible. Le gel a des effets dramatiques sur les poissons, la glace empêchant l'eau de renouveler l'oxygène. Les Russes font donc des trous dans la glace pour les aider à survivre. Les poissons semblent apprécier...

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Re: Quand le climat s'emballe...

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La saison des ouragans en une minute (vidéo)

phpBB [video]


En 2010, la saison des ouragans a été très active dans l'Atlantique et la mer de Caraïbes. Douze tempêtes se sont transformées en ouragans et ceux-ci ont laissé d'énormes dégâts sur leur passage. Grâce à cette vidéo, vous pouvez observer la formation de ces tempêtes et leur évolution.
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Re: Quand le climat s'emballe...

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Hugo156 a écrit :Changement climatique: la fameuse théorie du complot

Pas si bête après tout. Quand on voit le nombre d'alternative possible (Automobile: Moteur penton, moteur à compression variable, ...).

Et quand on voit le prix de vente des "produits écologiques" il y à de quoi ce poser la question ???
J'y crois pas vraiment au complot, car l'écologie a plutôt tendance à emmerder les puissants !
Ils s'en moquent, mais ils sont parfois obligé de "faire un petit geste" ou pire, "faire semblant".
Regardez Sarko, l'autre jour quand il s'est énervé en lâchant "avec l'écologie, va falloir se calmer un moment" (sans doute pas les termes exacts :lol: ).
En gros, on veut bien faire plaisir à la planète, mais si nos gros sous sont en jeux, on dit STOP !!!
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Richie
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Re: Quand le climat s'emballe...

Message non lu par Richie »

Capital terre ce soir sur la 6 :

un procédé pour retraiter entièrement le plastique ?
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Re: Quand le climat s'emballe...

Message non lu par Kenzo »

Plus le climat se réchauffera, plus la neige tombera

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Il y a deux semaines, une tempête de neige d'une ampleur historique s'est abattue sur Chicago, bloquant des centaines de voitures sous un mètre de neige en quelques dizaines de minutes. Alors, si la planète se réchauffe, pourquoi les températures sont-elles aussi glaciales en Amérique du Nord (et même jusqu'au Nord du Mexique où on a enregistré des températures en dessous de -9°C)?

Al Gore a expliqué les raisons de ces événements météorologiques d'une violence extrême: "La communauté scientifique s'est penché sur cette question et, selon eux, de fortes chutes de neige sont totalement compatibles avec le réchauffement climatique".

Pour le Prix Nobel, la hausse des températures mondiales va provoquer "toutes sortes de ravages, de périodes de sécheresse, des hivers plus froids et des tempêtes de plus en plus violentes, conduisant à des incendies et des inondations".

Pour les septiques du réchauffement, il s'agit surtout d'un manque de prévisions précises: Monsieur Météo aurait simplement mal fait son travail...

Mais selon Meg Wilcox, porte-parole de Ceres, un réseau d'investisseurs et d'organisations environnementales: "Il s'agit de connaissances scientifiques élémentaires: l'air chaud contient davantage d'humidité. Un fait évident quand vous voyez la vapeur d'eau suspendue en l'air après avoir pris une douche chaude. Lorsque l'air chaud est rempli d'humidité et qu'il rencontre de l'air froid, l'humidité se condense en fines gouttelettes qui tombent sous forme de précipitations, de la pluie ou de la neige selon les conditions atmosphériques"
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Re: Quand le climat s'emballe...

Message non lu par Kenzo »

La planète pourrait être méconnaissable dans 40 ans

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D'ici 2050, la population mondiale devrait atteindre les 9 milliards. Evidemment, pour nourrir toutes ces bouches affamées, il faudra produire plus et mieux répartir les ressources disponibles, qui - elles - ne sont pas indéfiniment extensibles. Mais cet exploit sera-t-il réalisable alors qu'aujourd'hui nous n'y parvenons déjà pas...

Les scientifiques ont donc mis en garde face à cet avenir surpeuplé lors de l'assemblée annuelle de l'American Association for the Advancement of Science, cette semaine. Pour faire face à une population de 9 milliards de personnes, "nous aurons besoin de produire autant de nourriture au cours des 40 prochaines années que nous l'avons fait durant les 8.000 dernières années" a déclaré Jason Clay du Fonds mondial pour la nature.

Vu comme ça, il paraît évident que la Terre ne dispose pas d'assez de ressources pour faire face à autant de besoins. "Plus de gens, plus d'argent, plus de consommation, mais toujours la même planète" ajoute le scientifique.

Pour lui, plus les gens ont de l'argent, plus ils mangent de la viande. Or, il faut environ sept kilos de céréales pour produire un kilo de viande, selon les experts. Les habitudes de consommation devront donc changer
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terrible ce tsunami au Japon
http://www.youtube.com/watch?v=Nnjxa2hM_4A
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jmboma
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Re: Quand le climat s'emballe...

Message non lu par jmboma »

On pensait que l'augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère n'aurait pas d'impact notable sur la biologie des organismes. Les premières études sur le sujet tendraient à montrer le contraire :
http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2110.htm
Le CO2 exacerbe la toxicité de l'oxygène
Une équipe du Laboratoire de chimie bactérienne (CNRS, Marseille) vient de démontrer que le dioxyde de carbone (CO2) est un acteur impliqué in vivo dans la formation de dommages oxydatifs. En effet, chez l'organisme modèle Escherichia coli, en condition de stress oxydant, certains dommages (mort cellulaire, augmentation de certaines lésions sur l'ADN, fréquence des mutations…) augmentent en fonction de la teneur atmosphérique en CO2. La gamme de concentration en CO2 étudiée va de 40 ppm (1) aux prévisions attendues pour 2100 (1000 ppm). D'après ces résultats, l'augmentation prédite en CO2 atmosphérique devrait avoir des effets directs sur des organismes vivants. Ces travaux seront publiés le 25 février 2011 dans la revue EMBO reports.


La pollution de l'air, la fumée de cigarette, les produits chimiques, les additifs alimentaires, le stress physique ou l'usage normal d'oxygène par notre organisme contribuent à la production de composés (Formes Réactives de l'Oxygène (FRO)) (2) qui sont impliqués dans les dommages oxydatifs cellulaires à des degrés divers : mutations génétiques, cancérisation, oxydation des protéines...

L'équipe « viabilité bactérienne et stress oxydatif » animée par Sam Dukan au sein du Laboratoire de chimie bactérienne (laboratoire CNRS faisant partie de l'Institut de Microbiologie de la Méditerranée (CNRS/Université de la Méditerranée)) travaille sur l'implication des différentes FRO dans le processus de mort cellulaire. Leurs derniers travaux sur la bactérie modèle Escherichia coli mettent en évidence l'importance d'un nouvel acteur impliqué in vivo dans la formation des dommages oxydatifs : le dioxyde de carbone (CO2).

Les chercheurs ont demandé à la société Jacomex de développer un prototype de « boite à gants » permettant de contrôler la concentration en CO2 atmosphérique tout en maintenant la concentration en oxygène fixe (20% comme dans l'atmosphère). A l'aide de cet outil qui permet de reproduire les atmosphères d'hier, d'aujourd'hui et de demain (en oxygène, azote et dioxyde de carbone), les effets sur E. coli d'un stress oxydant (peroxyde d'hydrogène, H2O2) ont été évaluées à différentes concentration en CO2 atmosphérique (40 à 1000 ppm, la concentration atmosphérique actuelle est de 389 ppm). Les résultats montrent que l'augmentation en CO2 s'accompagne de l'augmentation de différents paramètres : mort cellulaire, fréquence des mutations de l'ADN et nombre de lésions au niveau de l'ADN (3).

Les auteurs de cette étude proposent comme explication à ce phénomène, l'existence de réactions in vivo entre le CO2 et les différentes FRO qui aboutiraient à la formation de différents radicaux libres, notamment le radical carbonate (CO3•-). En effet, cette réaction avait déjà été montrée in vitro. De façon très intéressante, ce radical possède une plus grande spécificité de cible. Par exemple, sur l'ADN il semblerait réagir principalement avec la guanine, cible que les chercheurs ont trouvée affectée par la concentration en CO2. D'autre part, l'équipe a montré que les caractéristiques physiologiques d'E. coli (pH intracellulaire, voies métaboliques, défenses face aux FRO, vitesse de dégradation des protéines…) n'était pas modifiées par la concentration en CO2, excluant ainsi toutes les autres interprétations des dommages observés.

Etant donnée la gamme en CO2 étudiée, cette étude laisse supposer que l'augmentation prédite en CO2 atmosphérique (1000 ppm pour 2100) pourrait avoir des effets directs sur des organismes vivants, comme les bactéries (augmentation de certaines lésions sur l'ADN, fréquence des mutations…).

L'équipe du Laboratoire de chimie bactérienne va poursuivre ses travaux sur E. coli pour caractériser les différentes mutations qui lèsent l'ADN. Ils souhaitent également étudier le rôle possible de l'anhydrase carbonique (4) dans la défense face au stress oxydant. Ils souhaitent également réaliser, en collaboration avec d'autres équipes de recherche, des études chez des organismes plus évolués comme les souris. Leur objectif : étudier le lien entre la concentration en CO2 atmosphérique et la survenue de pathologies pour lesquelles on a déjà identifié un rapport entre leur apparition et le stress oxydant (maladies neurodégénératives, cancers…).

Notes :

(1) Ppm : partie par million
(2) Peroxyde d'hydrogène (H2O2), superoxyde (O2•-) et hydroxyles (HO•).
(3) Les chercheurs ont utilisé comme marqueur la présence d'une base guanine oxydée (8-Oxo-G). Le niveau de présence de cette base oxydée révèle le niveau de lésion de l'ADN.
(4) L'anhydrase carbonique est une enzyme de la famille des lyases qui catalyse l'hydratation du CO2 pour former de l'acide carbonique (H2CO3). La réaction est réversible.
Références :

CO2 exacerbates oxygen toxicity.
Benjamin Ezraty, Maïalène Chabalier, Adrien Ducret, Etienne Maisonneuve and Sam Dukan
Aix Marseille Université - Laboratoire de Chimie Bactérienne (UPR 9043) - Institut de Microbiologie de la Méditerranée (IFR88) - CNRS, 31, Chemin Joseph Aiguier, 13402, Marseille, France.
Embo reports, 25 février 2011.
Récits de courses :
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Re: Quand le climat s'emballe...

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Re: Quand le climat s'emballe...

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Un tribune signé de Michel Rocard, Dominique Bourg, Professeur à la faculté des géosciences et de l'environnement de l'université de Lausanne et Floran Augagneur, philosophe, enseignant la philosophie de l'écologie à l'Institut d'études politiques de Paris

Le genre humain, menacé
Il sera bientôt trop tard pour remédier aux catastrophes écologiques et à leurs conséquences sociales et politiques

Une information fondamentale publiée par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) est passée totalement inaperçue : le pic pétrolier s'est produit en 2006. Alors que la demande mondiale continuera à croître avec la montée en puissance des pays émergents (Chine, Inde et Brésil), la production de pétrole conventionnel va connaître un déclin inexorable après avoir plafonné. La crise économique masque pour l'heure cette réalité.
Mais elle obérera tout retour de la croissance. La remontée des coûts d'exploration-production fera naître des tensions extrêmement vives. L'exploitation du charbon et des réserves fossiles non conventionnelles exigera des investissements lourds et progressifs qui ne permettront guère de desserrer l'étau des prix à un horizon de temps proche. Les prix de l'énergie ne peuvent ainsi que s'affoler.
Le silence et l'ignorance d'une grande partie de la classe politique sur ce sujet ne sont guère plus rassurants. Et cela sans tenir compte du fait que nous aurons relâché et continuerons à dissiper dans l'atmosphère le dioxyde de carbone stocké pendant des millénaires... Chocs pétroliers à répétition jusqu'à l'effondrement et péril climatique. Voilà donc ce que nous préparent les tenants des stratégies de l'aveuglement. La catastrophe de Fukushima alourdira encore la donne énergétique.
De telles remarques génèrent souvent de grands malentendus. Les objections diagnostiquent et dénoncent aussitôt les prophètes de malheur comme le symptôme d'une société sur le déclin, qui ne croit plus au progrès. Ces stratégies de l'aveuglement sont absurdes. Affirmer que notre époque est caractérisée par une " épistémophobie " ou la recherche du risque zéro est une grave erreur d'analyse, elle éclipse derrière des réactions aux processus d'adaptation la cause du bouleversement.
Ce qui change radicalement la donne, c'est que notre vulnérabilité est désormais issue de l'incroyable étendue de notre puissance. L'" indisponible " à l'action des hommes, le tiers intouchable, est désormais modifiable, soit par l'action collective (nos consommations cumulées) soit par un individu isolé (" biohackers "). Nos démocraties se retrouvent démunies face à deux aspects de ce que nous avons rendu disponible : l'atteinte aux mécanismes régulateurs de la biosphère et aux substrats biologiques de la condition humaine.
Cette situation fait apparaître " le spectre menaçant de la tyrannie " évoqué par le philosophe allemand Hans Jonas. Parce que nos démocraties n'auront pas été capables de se prémunir de leurs propres excès, elles risquent de basculer dans l'état d'exception et de céder aux dérives totalitaristes.
Prenons l'exemple de la controverse climatique. Comme le démontre la comparaison entre les études de l'historienne des sciences Naomi Oreskes avec celles du politologue Jules Boykoff, les évolutions du système médiatique jouent dans cette affaire un rôle majeur. Alors que la première ne répertoria aucune contestation directe de l'origine anthropique du réchauffement climatique dans les revues scientifiques peer reviewed (" à comité de lecture "), le second a constaté sur la période étudiée que 53 % des articles grand public de la presse américaine mettaient en doute les conclusions scientifiques.
Ce décalage s'explique par le remplacement du souci d'une information rigoureuse par une volonté de flatter le goût du spectacle. Les sujets scientifiques complexes sont traités de façon simpliste (pour ou contre). Ceci explique en partie les résultats de l'étude de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) pilotée par Daniel Boy sur les représentations sociales de l'effet de serre démontrant un sérieux décrochage du pourcentage de Français attribuant le dérèglement climatique aux activités humaines (65 % en 2010, contre 81 % en 2009). Ces dérives qui engendrent doute et scepticisme au sein de la population permettent aux dirigeants actuels, dont le manque de connaissance scientifique est alarmant, de justifier leur inaction.
Le sommet de Cancun a sauvé le processus de négociation en réussissant en outre à y intégrer les grands pays émergents. Mais des accords contraignants à la hauteur de l'objectif des seconds sont encore loin. S'il en est ainsi, c'est parce que les dirigeants de la planète (à l'exception notable de quelques-uns) ont décidé de nier les conclusions scientifiques pour se décharger de l'ampleur des responsabilités en jeu. Comment pourraient-ils à la fois croire en la catastrophe et ne rien faire, ou si peu, pour l'éviter ?
Enfermée dans le court terme des échéances électorales et dans le temps médiatique, la politique s'est peu à peu transformée en gestion des affaires courantes. Elle est devenue incapable de penser le temps long. Or la crise écologique renverse une perception du progrès où le temps joue en notre faveur. Parce que nous créons les moyens de l'appauvrissement de la vie sur terre et que nous nions la possibilité de la catastrophe, nous rendons celle-ci crédible.
Il est impossible de connaître le point de basculement définitif vers l'improbable ; en revanche, il est certain que le risque de le dépasser est inversement proportionnel à la rapidité de notre réaction. Nous ne pouvons attendre et tergiverser sur la controverse climatique jusqu'au point de basculement, le moment où la multiplication des désastres naturels dissipera ce qu'il reste de doute. Il sera alors trop tard. Lorsque les océans se seront réchauffés, nous n'aurons aucun moyen de les refroidir.
La démocratie sera la première victime de l'altération des conditions universelles d'existence que nous sommes en train de programmer. Les catastrophes écologiques qui se préparent à l'échelle mondiale dans un contexte de croissance démographique, les inégalités dues à la rareté locale de l'eau, la fin de l'énergie bon marché, la raréfaction de nombre de minéraux, la dégradation de la biodiversité, l'érosion et la dégradation des sols, les événements climatiques extrêmes... produiront les pires inégalités entre ceux qui auront les moyens de s'en protéger, pour un temps, et ceux qui les subiront. Elles ébranleront les équilibres géopolitiques et seront sources de conflits.
L'ampleur des catastrophes sociales qu'elles risquent d'engendrer a, par le passé, conduit à la disparition de sociétés entières. C'est, hélas, une réalité historique objective. A cela s'ajoutera le fait que des nouvelles technologies de plus en plus facilement accessibles fourniront des armes de destruction massive à la portée de toutes les bourses et des esprits les plus tourmentés.
Lorsque l'effondrement de l'espèce apparaîtra comme une possibilité envisageable, l'urgence n'aura que faire de nos processus, lents et complexes, de délibération. Pris de panique, l'Occident transgressera ses valeurs de liberté et de justice. Pour s'être heurtées aux limites physiques, les sociétés seront livrées à la violence des hommes. Nul ne peut contester a priori le risque que les démocraties cèdent sous de telles menaces.
Le stade ultime sera l'autodestruction de l'existence humaine, soit physiquement, soit par l'altération biologique. Le processus de convergence des nouvelles technologies donnera à l'individu un pouvoir monstrueux capable de faire naître des sous-espèces. C'est l'unité du genre humain qui sera atteinte. Il ne s'agit guère de l'avenir, il s'agit du présent. Le cyborg n'est déjà plus une figure de style cinématographique, mais une réalité de laboratoire, puisqu'il est devenu possible, grâce à des fonds publics, d'associer des cellules neuronales humaines à des dispositifs artificiels.
L'idéologie du progrès a mal tourné. Les inégalités planétaires actuelles auraient fait rougir de honte les concepteurs du projet moderne, Bacon, Descartes ou Hegel. A l'époque des Lumières, il n'existait aucune région du monde, en dehors des peuples vernaculaires, où la richesse moyenne par habitant aurait été le double d'une autre. Aujourd'hui, le ratio atteint 1 à 428 (entre le Zimbabwe et le Qatar).
Les échecs répétés des conférences de l'ONU montrent bien que nous sommes loin d'unir les nations contre la menace et de dépasser les intérêts immédiats et égoïstes des Etats comme des individus. Les enjeux, tant pour la gouvernance internationale et nationale que pour l'avenir macroéconomique, sont de nous libérer du culte de la compétitivité, de la croissance qui nous ronge et de la civilisation de la pauvreté dans le gaspillage.
Le nouveau paradigme doit émerger. Les outils conceptuels sont présents, que ce soit dans les précieux travaux du Britannique Tim Jackson ou dans ceux de la Prix Nobel d'économie 2009, l'Américaine Elinor Ostrom, ainsi que dans diverses initiatives de la société civile.
Nos démocraties doivent se restructurer, démocratiser la culture scientifique et maîtriser l'immédiateté qui contredit la prise en compte du temps long. Nous pouvons encore transformer la menace en promesse désirable et crédible. Mais si nous n'agissons pas promptement, c'est à la barbarie que nous sommes certains de nous exposer.
Pour cette raison, répondre à la crise écologique est un devoir moral absolu. Les ennemis de la démocratie sont ceux qui remettent à plus tard les réponses aux enjeux et défis de l'écologie.
Récits de courses :
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