Changement climatique: la fameuse théorie du complot
Face au dérèglement climatique, tout le monde ne veut pas croire à un réchauffement global de la Terre, certains sont persuadés que tout ce brouhaha est une sombre machination, un complot mené à des fins financières ou idéologiques mais qui ne se base sur aucun fait concret...
L'idée d'un complot en vue de promouvoir la théorie du réchauffement climatique est apparue pour la première dans un documentaire de 1990, The Greenhouse Conspiracy, diffusé sur Channel Four, au Royaume-Uni.
Ce documentaire affirmait que les scientifiques désirant démontrer l'inexactitude de la théorie du réchauffement climatique se voyaient refuser leur financement. Le climatologue Patrick Michaels expliquait alors: "Il ne s'agit pas tout à fait d'une conspiration, mais plutôt d'une coalition d'intérêts: les scientifiques ont besoin de fonds, les médias d'une histoire fédératrice et les gouvernements d'une cause louable".
Dans le même ordre d'idées, le sénateur américain James Inhofe déclarait dans un discours prononcé à la commission du Sénat sur l'Environnement, le 28 Juillet 2003: "Avec toute l'hystérie, toute la peur, toute la science "bidon", il se pourrait bien que les accusations affirmant que l'homme soit responsable du réchauffement climatique soit le plus grand canular jamais perpétré sur le peuple américain".
Un ennemi commun
Le chercheur William M. Gray, lui, a déterminé une liste de 15 raisons pour créer l'hystérie collective autour du réchauffement global. Dans cette liste, on retrouve la nécessité de trouver un ennemi commun vu la fin de la guerre froide; le désir des scientifiques, des chefs de gouvernement et des écologistes de trouver une cause politique qui leur permet d'organiser de la propagande, tout en se donnant la force d'exercer une influence politique sur les gouvernements.
En 2009, le journaliste conservateur James Delingpole écrivait: "les gouvernements comme celui du président Obama ont l'intention d'utiliser le réchauffement planétaire comme une excuse pour augmenter les taxations, les réglementations et le protectionnisme. Une escroquerie idéale pour les sociétés d'énergie vertes et les investisseurs qui veulent se remplir les poches grâce au commerce du carbone. Sans oublier les organismes comme Greenpeace, qui dépendent de l'anxiété du public pour trouver des financements".
Pour Andrei Areshev, un politologue russe, le changement climatique serait en fait une tactique guerrière américaine pour tester de nouvelles armes pouvant causer des sécheresses, effacer les cultures, etc.
La gauche... ou la droite?
Pour Melanie Phillips, journaliste américaine de droite, le changement climatique est un discours gauchiste, anti-américain, dans la logique de l'antimondialisation, contre l'Occident. Bref, une croyance qui soutient que le monde industrialisé est nocif.
D'après Gou Hongyang, un auteur chinois, c'est l'inverse: il s'agit d'un complot de l'Occident visant à priver les pays en développement de leur part légitime des richesses du monde.
Contre la vie humaine
En 2007, Václav Klaus, le président tchèque, a publié Planète bleue en péril vert, en réponse au film d'Al Gore (Une vérité qui dérange), accusant les "environnementalistes" de propager une idéologie "aussi dangereuse que le communisme", qui "menace la liberté, la démocratie, et la prospérité".
Pour Alan Caruba, auteur américain, les revendications écologistes veulent "nuire à la croissance économique et à la vie humaine sur cette planète". Alors sombre complot ou réalité qui dérange?

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