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bénéfices de la filière Alactique

Publié : 21 sept. 2004, 12:39
par tchitchi
salut les champions.

je vous sollicite, vous les scientifiques du forum sur l'exploitation de la filière ALACTIQUE :

que peut-on TIRER de cette filière comme bénéfice pour nous triathlètes ?

il ya forcément QUELQUE CHOSE à en tirer ??

car le fait que notre sport nous SOLLICITE beaucoup sur la plage AEROBIE
et ANAEROBIE LACTIQUE me pousse à dire que jongler avec la 3ème filière permettrait, entre autre, de soulager notre organisme, d'économiser de la FATIGUE si on peut dire ainsi...

A vos plumes !
je suis pas sûr que le TOUT tour de la question ai été fait dans les bouquins pour nous TRIATHLETES...

Publié : 21 sept. 2004, 12:54
par sylvain
ouh la !! l'organisme n'a pas assez de reserve de phosphagènes (ATP circulant et Créatine Phosphate) pour utiliser cette voie de façon préférentielle en tri (jusqu'au 800 sur piste ça marche, sinon...) !
:wink: :wink:

et la dernière cartouche

Publié : 21 sept. 2004, 14:13
par tchitchi
précision :
je parle évidemment d'entrainement, et non pas de compétition.

scénario :
quand, dans une semaine de qualité chargée, on a :
- tapé dans le seuil sur 1 séance (velo),
- tapé dans le lactique sur 1 séance (VMA nat), et disons
- tapé dans l'aérobie sur 6 séances (2 nat + 2 cap + 2 velo dont une
d'endurance )

par exemple, et que me reste le dimanche,
vous allez me dire DIMANCHE = REPOS.

mais si vous êtes en "retard" sur votre préparation vélo, et que vous ne voyez pas l'intérêt de mettre une seconde séance seuil vélo, que pensez-vous d'une séance vélo courte (1h), avec echaufft et EXPLOITATION de la filière alactique -- JUSTEMENT -

je l'ai fait l'année dernière, avec comme exercice : relance gros braquet sur le plat position clm et sous forme de 10 x (15" vite + 45" recup)


pour la natation, l'alactique n'est-il pas également utile pour le travail spé. des départs en eau vive (par répétition de sprints) avec concentration visuelle sur la 1ère bouée ?

pour la cap, l'alactique n'est-il pas le bon rayon pour le travail spé de la vitesse de transition, également ?

enfin peut-être que je divague, mais il me semble que quand on a grillé ses cartouches aero + lactique dans une semaine chargée, il ya peut-être moyen d'utiliser cette dernière cartouche pour ajouter un PLUS au traval qualitatif effectué, sans pour autant ajouter de la fatigue à celle déjà accumulée.

car cette filière est clairement la moins fatiguante, n'est-ce pas ?

A vous lire,

Publié : 21 sept. 2004, 14:22
par sylvain
oui, mais elle te sert pas à grand chose cette filière (mis a part PEUT-ETRE au départ, transition et pour le sprint final... mais cette source d'énergie n'est-elle pas déja utilisée ?)
je pense que t'as meilleurs temps de travailler sur les autres filliaires dans les sports d'endurance comme le notre...
faut voir ce qu'en pense Phil, s'il arrête de faire la sieste et qu'il passe dans les parages !
:lol:

Publié : 21 sept. 2004, 14:38
par spin
le 15/45 n'est absolument pas un travail alactique ...c'est purement un travail lactique ...

pour faire de l'alactique , il faut au moins

8-15" travail Vmax / 1 minutes récup 60% VMA / 2' récup passive

Publié : 21 sept. 2004, 15:35
par raoul
Le travail alactique pourrait être intéressant pour :



- gagner au sprint sur la ligne d'arrivée (aspect tactique)
- améliorer le mouvement en cap et natation (on court et nage différemment en sprint)
- développer de la masse musculaire.


Mais attention, j'ai lu que ce genre de travail n'améliore pas la filière aérobie.

L'aspect tactique peut être également valable pour arriver à se sortir des peloton si le cyclisme se fait avec drafting. J'avais fait un tri où lors du vélo, dès qu'on rattrapait qqn (étant mauvais nageurs), on mettait 10-20 sec à fond, mon pote collait dans la roue et me redépassait ensuite à fond. Résultat : juste 1 personne sur les 25 dépassés a suivi et il nous a aidé. Etant bon sprinteur, les 10-20 sec à fond ne m'use pas, on sent que c'est une autre filière. Donc ça pourrait être une utilisation d'un entraînement alactique.

Publié : 21 sept. 2004, 15:53
par Rear Flat
Je n'ai pas les compétences scientifiques pour en débattre mais, moi qui vient de la piste (....celle de 400m, SPIN), je pense que ce genre de résistance dure n'est pas aisément transposable en triathlon. Les bénéfices me semblent vraiment marginaux.
Et d'un point de vue pragmatique, l'intégration de ce type de travail me semble pas forcément évident dans une programmation d'ensemble tant ça casse les jambes.

:arrow:

Publié : 21 sept. 2004, 17:25
par Fred
je pense qu'il est beaucoup plus interessant de travailler ta vitesse gestuelle de base sans tomber dans un effort type alactique.

en clair, faire des lignes droites en càp ou des 15/20m dans l'eau. Dans les 2 cas ne pas chercher à battre le record du monde mais plutôt à rester placé techniquement dans le but de rester efficace sur un geste bcp plus rapide que d'habitude

Publié : 22 sept. 2004, 08:11
par raoul
Je ne suis pas physiologiste, mais à mon avis, même si on n'est pas au maximum, le fait de courir vite après un arrêt ou de la marche est forcément alactique car il est impossible à la glycolyse de démarrer si vite (qu'elle soit anaérobie ou aérobie).

Publié : 22 sept. 2004, 08:27
par Dave
Ca depend de la duree de ton effort et du temps de recup entre tes "sprints". S'ils durent assez longtemps ou que tu ne recuperes pas assez longtemps alors l'effort est lactique (glycolyse anaerobie :arrow: production de lactates/ acide lactique).
raoul a écrit :Je ne suis pas physiologiste, mais à mon avis, même si on n'est pas au maximum, le fait de courir vite après un arrêt ou de la marche est forcément alactique car il est impossible à la glycolyse de démarrer si vite (qu'elle soit anaérobie ou aérobie).

Publié : 22 sept. 2004, 11:01
par raoul
Dave wrote :
Ca depend de la duree de ton effort et du temps de recup entre tes "sprints". S'ils durent assez longtemps ou que tu ne recuperes pas assez longtemps alors l'effort est lactique (glycolyse anaerobie production de lactates/ acide lactique).
Ok, dans ce cas c'est lactique. J'ai fait ma remarque parce qu'il me semblait que certains pensait qu'il fallait un effort maximum pour être alactique, alors que si l'on court à 15 km/h en partant de l'arrêt alors que notre vitesse maximale est de 28 km/h, les 10 première seconde son forcément alactique, car la glycolyse n'a pas eu le temps de démarrer.

Publié : 22 sept. 2004, 13:45
par spin
FAUX , il n'y a pas un bouton on/off pour la glycolise aérobie , la chaine respiratoire fonctionne heureusement tout le temps et le systeme aérobie peut assumer un départ à faible allure ...

pour solliciter l'alactique , il faut etre à Vmax . :P

Publié : 22 sept. 2004, 18:43
par phil
Certe Spin tu as raison, la glycolyse ne s'arréte pas de fonctioner, mais c'est tout de même la filiére alactique qui te permet de comencer ton effort, car c'est avec cette filiére que l'on apporte le plus rapidement l'NRJ nécessaire a la contraction musculaire.

Aprés pour ce qui est de l'interêt de développer cette filiére , je ne vois pas trop. pour du travaille technique, c'est pas mal, comme l'a dit Fred.

Par contre ce qu'il faut savoir, c'est que si tu fais un travail de ce type, pendant tes phases d'échauffement et de récup', tu mobilises la filiéres aérobie.

La question initiale est un peu flou quand-même...... :?: :?: :?: :?:

Publié : 22 sept. 2004, 18:52
par spin
si l'intensité de l'effort est faible au départ , tu n'utilisera pas ce stock d'énergie , l'organisme fonctionne selon le modèl de l'économie , pourquoi utiliserait-il du kérozen ( CP + ADP --> C + P + E )
pour se promener ...

je maintiens donc que pour es effort de faible intensité MEME en début d'effort , vous ne solliciteré jamais le métabolisme alactique ...

vous faites une confusion avec la fameuse courbe de l'utilisation des métabolisme ...hors on précise assez peu que le protocole consiste à utiliser au maximum la puissance du métbolisme .

il est aussi possible de faire erreur en observant un test d'effort à PMA au cours duquel les 2 premieres minutes de l'effort sont assulmé par les métabolismes anaérobie du au déficit d'oxygene , mais ce uniquement parce que nous sommes à une allure (PMA) trop soutenue pour pouvoir etre en adéquation avec l'inertie du système aérobie , mais si on proposait une courbe pour 50% PMA , on s'appercevrait qu'il n'y a pas de déficite O² et donc pas d'intervention des voies anaérobie comme les phosphagène ( anaérobie alactique )...

pour ceux qui aurait du mal à me croire , je peux leur donner la référence de mon mémoire qui portait justement de l'inertie du métabolisme aérobie chez le cheval ( peu différent de l'homem )

Publié : 22 sept. 2004, 19:51
par phil
Je suis pas tout a fait d'accord avec toi Spin,

L'organisme fonctionne a l'économie, comme tu le dis, mais c'est pour cela qu'il utilise directement l'NRJ qui est sockée dans les muscles pour débuter un exo. Fais l'expérience, quand tu te léve de ta chaise, qu'elle source d'NRJ utiliseS tu?????
Aprés il ne faut pas oublier que toutes les filiéres fonctionnent toujours..


l est aussi possible de faire erreur en observant un test d'effort à PMA au cours duquel les 2 premieres minutes de l'effort sont assulmé par les métabolismes anaérobie du au déficit d'oxygene , mais ce uniquement parce que nous sommes à une allure (PMA) trop soutenue pour pouvoir etre en adéquation avec l'inertie du système aérobie , mais si on proposait une courbe pour 50% PMA , on s'appercevrait qu'il n'y a pas de déficite O² et donc pas d'intervention des voies anaérobie comme les phosphagène ( anaérobie alactique )...
Je ne comprends pas bien.....lors d'un test de PMA, lors des premiére minutes, tu n'es pas à PMA.......du moins sur un progressif......

je veux bien que tu éclaires un peu ma lanterne STP :wink:

Par contre, si c'est possible, je serai interressé pour lire ton mémoire, si tu peux me l'envoyer ou me le passer à Vendome, se serait cool......en te remerciant.