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LES CHINOIS ET LES JO DE 2020

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Kenzo
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LES CHINOIS ET LES JO DE 2020

Message non lu par Kenzo »

:sm6: Chine, l'usine à champions :sm6:

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A l'époque des JO de PEKIN :?

Lundi après-midi,lever de la sieste des petites. Encore tout hébétées de sommeil, les apprenties gymnastes errent dans la grande salle d’entraînement, quand le Pr Yang débarque. Les fillettes se figent, le silence s’installe : on ne plaisante pas pendant sa séance. Toutes en rang, c’est le moment des étirements, en grand écart, plus bas, toujours plus bas. L’une des gamines, environ 5 ans, a l’air encore moins bien réveillée que ses camarades, et elle a du mal à exécuter les mouvements. Elle s’attire les foudres de l’entraîneur: «Mais pour qui tu te prends? Allez, plus bas!» La petite a les larmes aux yeux, elle essaie à nouveau, en vain. Le professeur se met alors à crier: «Arrête ton cinéma! Si tu ne veux pas faire d’efforts, retourne chez ton père, qui te gâte et te pourrit. Ça fera de la place pour une fille motivée!» Sa voix résonne jusqu’au plafond du gymnase, à plus de 10 mètres de hauteur. La petite fond en larmes. Peu de temps après, elle ne remettra plus les pieds à l’école.

Un critère de choix : Le comportement de leader


«C’est pour les sélectionner, justifie plus tard le professeur en question. On doit se montrer dur pour être sûr de garder les plus déterminés, les seuls qui ont une chance de réussir.» Car il faut en avoir de la volonté, à 5 ans, pour supporter l’entraînement des gymnastes chinois. Les futurs champions sont d’abord repérés par des professionnels dans la rue, les parcs ou même les maternelles, sur des critères physiques et de comportement de leader en groupe. Ensuite, selon leur morphologie, ils se voient attribuer une discipline sportive. Ainsi, Yi Jian, une célèbre véliplanchiste médaillée à Athènes, a été recrutée en Mongolie intérieure, une zone sans façade maritime, elle n’avait jamais vu la mer avant d’être choisie. Les écoles publiques sont accessibles aux familles modestes, et l’État fournit une bourse aux meilleurs.
Les élèves arrivent généralement vers 5 ans au gymnase, parfois plus tôt : ici, la plus jeune pensionnaire, Yuanyuan, a 3 ans. Les petits s’entraînent trois à quatre heures par jour, les grands, entre 7 et 9 ans, sept à huit heures. L’emploi du temps est rigoureux : lever à 6h30, la journée commence par des échauffements cardio, de la course à pied ou des séries de sauts. Après la séance d’entraînement du matin, c’est la pause déjeuner, copieux, avec plusieurs légumes, de la viande, du riz. Puis place aux deux heures quotidiennes de culture générale, surtout du chinois et des mathématiques. Mais le cœur n’y est pas : on sait bien que ce n’est pas avec de l’arithmétique qu’on ramène de l’or. En Chine, la formation intellectuelle des athlètes est totalement sacrifiée au profit de l’entraînement sportif. Ceux qui abandonnent suffisamment tôt – ils sont nombreux les premières années –, peuvent néanmoins reprendre le parcours scolaire classique. La séance d’entraînement de l’après-midi, elle, finit bien souvent en partie de chat perché. En fin de journée, l’enfance reprend le dessus. Le soir, dans les dortoirs, Xiao Zhang, la nounou des plus jeunes, s’épuise en câlins et en attentions : futurs champions ou pas, difficile à 4 ans de supporter l’absence d’une mère. En fin de semaine, ceux dont la famille habite la région de Pékin rentrent chez eux. Pour les autres, c’est week-end au gymnase.

La mère de Yuanyuan, 3 ans, vient souvent l’encourager pendant les entraînements. « Allez Yuanyuan, encore une fois, tu peux y arriver!» Pourtant, elle confie: «Parfois, quand je vois les bleus sur son corps, j’ai envie qu’elle arrête, mais c’est elle qui veut continuer. Elle aime vraiment ça.» A-t-elle des ambitions pour sa fille ? « J’ai bien sûr envie qu’elle devienne championne un jour, mais ça ne dépend pas de moi, je veux juste qu’elle fasse de son mieux pour qu’elle n’ait pas de regrets.» La petite Yuanyuan s’entraîne tout le temps, même après les cours, et quand on lui demande pourquoi, elle répond: «Je veux être championne, je veux participer aux JO, faire partie de l’équipe olympique !» Des mots empruntés à sa mère ou à ses professeurs? Peut-être. Cependant, son regard – qu’on a du mal à oublier – est étrangement déterminé pour une enfant de son âge. Après tout, elle a bien le droit de rêver : son école a déjà formé des grands noms de la gymnastique chinoise, comme Teng Haibin, champion olympique à Athènes.

Une véritable ruée vers les écoles de sport

Mais la majorité de ces enfants ne deviendront pas champions. Pour eux, la reconversion sera difficile après un certain âge car ils auront acquis peu de compétences en dehors de leur discipline. Même à la fin d’une grande carrière les sportifs chinois ont une vie ardue : on leur propose en général la fonction d’entraîneur, pour un salaire de 100 à 200 euros par mois. Mais le rêve de gloire n’a pas de prix. À l’approche des Jeux, l’engouement pour le sport explose en Chine. Les inscriptions dans les écoles ont connu ces dernières années un boom sans précédent. À Dongcheng et ailleurs, les images d’athlètes célèbres, comme Cheng Fei, la petite gymnaste double championne du monde, ou Deng Yaping, une légende vivante du tennis de table, tapissent les murs et motivent les champions en herbe. La Chine s’est juré d’éblouir le monde en 2008 : dans des disciplines telles que le plongeon ou le ping-pong, sa suprématie est déjà établie. Pour d’autres, comme la gymnastique et la natation, elle pourrait bien créer la surprise. Son but : faire mieux que les trente-trois médailles d’or obtenues à Athènes, surtout en décrocher plus que les États-Unis, pour devenir numéro un mondial du sport. Et faire l’éclatante démonstration de l’efficacité de son modèle d’usine à champions.
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johnnycash
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Re: LES CHINOIS ET LES JO DE 2020

Message non lu par johnnycash »

Brrrrrrrrrrrrr... la premiere photo fait froid dans le dos :?
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ironturtle
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Re: LES CHINOIS ET LES JO DE 2020

Message non lu par ironturtle »

Et les gamines qu'ils violaient en leur faisant croire que c'était une méthode pour les assouplir de l'intérieur. :sm10:
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Kenzo
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Re: LES CHINOIS ET LES JO DE 2020

Message non lu par Kenzo »

ironturtle a écrit :Et les gamines qu'ils violaient en leur faisant croire que c'était une méthode pour les assouplir de l'intérieur. :sm10:
Hein ? T'as une preuve de ce que tu racontes ?
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ironturtle
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Re: LES CHINOIS ET LES JO DE 2020

Message non lu par ironturtle »

Il faudrait que je recherche, je me demande si ce n'était pas dans 1 Sciences et Vie il y a des années de ça. Je ne le dirais pas comme ça pour le fun.
Ils disaient aux petites gamines qu'elles manquaient de souplesse et ne seraient jamais des championnes si elles n'y remédiaient pas. Et bien sûr ils avaient les méthodes pour les assouplir. :sm10: ces gamines très jeunes, de milieu très modeste, paysan... ne pouvaient que subir car d'après l'enquête la famille pauvre, ... fermait les yeux car l'éventuelle réussite sportive de leur gamine changerait leur vie! On ne fait pas d'omelette sans casser...
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matafan
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Re: LES CHINOIS ET LES JO DE 2020

Message non lu par matafan »

Je crois que tu confond avec les gymnastes qui étaient (parait-il) mises enceintes puis avortées, parce que les changements hormonaux pendant la grossesse améliorent la flexibilité.
NickTheQuick
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Re: LES CHINOIS ET LES JO DE 2020

Message non lu par NickTheQuick »

matafan a écrit :Je crois que tu confond avec les gymnastes qui étaient (parait-il) mises enceintes puis avortées, parce que les changements hormonaux pendant la grossesse améliorent la flexibilité.

J'ai toujours lu/entendu des cas de grossesses provoquées non pas pour la souplesse (même si c'est un effet constaté) mais pour le gain de force / tonus musculaire (utile aussi en gymnastique) / d'oxygénation :

http://www.20minutes.fr/article/310039/ ... hommes.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dopage_%28sport%29
ou encore sur volodalen :
6.2 Des grossesses d'Etat

Depuis les années 50, plus d'un tiers des athlètes féminines de certains pays de l'Est notamment auraient été enceintes. Ce taux est bien supérieur à celui trouvé dans le reste de la population. Et pourtant, les sportives ne font pas plus d'enfants que leurs homologues sédentaires.
Fin des années 80, l'affaire de nombreuses fois pressentie et évoquée durant 40 ans explose au grand jour. Des entraîneurs engrossaient des athlètes puis les faisaient avorter afin de profiter des effets physiologiques liés à la grossesse. Les sportives pratiquant les activités d'endurance étaient les plus concernées.

Les effets de la grossesse sont proches de ceux engendrés par l'entraînement de durée. Le cœur augmente de volume, la quantité d'hémoglobine (pigment assurant le transport de l'oxygène) est accrue, la ventilation est quasiment multipliée par deux. La consommation maximale d'oxygène de l'organisme peut être augmentée de 10 à 30%.

Afin de bénéficier de tous ces avantages sans avoir à subir le désagrément d'une prise de poids exagérée, la grossesse était interrompue après 3 à 6 mois.
Bien évidemment, tous les cas de sportives enceintes ayant accomplit des exploits ne relèvent pas du dopage. Rappelons à ceux qui en douteraient, que la grossesse est un phénomène on ne peut plus naturel.

Les deux méthodes dont nous venons de parler (autotransfusion et grossesse) ont, sans aucun doute, été avantageusement associées à l'utilisation de substances facilitant, elles aussi, la captation des gaz de l'environnement et leur transport dans l'organisme.


Nick
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Joel
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Re: LES CHINOIS ET LES JO DE 2020

Message non lu par Joel »

En tous cas ça donne envie d'y mettre ses gamins .... :roll:
Optimiser votre position vélo ?
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ironturtle
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Re: LES CHINOIS ET LES JO DE 2020

Message non lu par ironturtle »

matafan a écrit :Je crois que tu confond avec les gymnastes qui étaient (parait-il) mises enceintes puis avortées, parce que les changements hormonaux pendant la grossesse améliorent la flexibilité.
Non, ça aussi j'en ai entendu parler et lu des articles dessus, c'est plus connu et traité assez souvent.
Le reste je l'ai lu une fois et je ne confonds pas, tu es assez choqué quand tu lis ce genre de truc pour ne pas oublier ou confondre.
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Kenzo
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Re: LES CHINOIS ET LES JO DE 2020

Message non lu par Kenzo »

C'est quand même de la folie quand tu vois ces photos :?

:arrow: http://www.lexpress.fr/diaporama/diapo- ... 2.html?p=2

Au centre sportif de Wuhan, 40 enfants, âgés de 6 à 12 ans, s'entraînent six heures par jour. :sm31: :sm20:
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