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Sarko président!

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Richie
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Kenzo
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Manuel Valls violemment interpellé à Mulhouse

Le ministre de l'Intérieur français Manuel Valls (PS) a violemment été interpellé par un jeune habitant de Mulhouse lors de sa visite dans une cité de la ville alsacienne, théâtre d'incidents ces derniers jours.
"Vous venez, vous repartez, vous vous faites remarquer: ça sert à quoi?". L'accusation spontanée et sans détour émane d'un jeune habitant excédé et s'adresse directement au ministre de l'Intérieur interpellé au cours de sa visite, relate Europe 1.

Dans un style anaphorique qui n'est pas sans rappeler la célèbre tirade de François Hollande lors du débat présidentiel contre Sarkozy, Manuel Valls ne se laisse pas démonter et rétorque aussi fermement que son interlocuteur:

"Ce qui est inacceptable, c'est qu'on balance un cocktail molotov et qu'on arrête ainsi des lignes, ce qui est inacceptable, c'est qu'on a failli tuer des sapeurs-pompiers, ce qui est inacceptable, c'est qu'on s'attaque à des policiers, ce qui est inacceptable, c'est que des gens ont peur".

Peu impressionné par le discours du ministre, le jeune homme répond alors: ""Et c'est inacceptable qu'on nous laisse crever dans notre merde".

L'échange musclé risque en tout cas de faire parler de lui...

La ville alsacienne de Mulhouse a été le théâtre d'incidents violents ces derniers jours et le ministre socialiste s'est personnellement déplacé pour faire part à la population de son soutien et pour "adresser un message de très grande fermeté".

:arrow: http://www.dailymotion.com/video/xwnqc8 ... PA4quT8JBk
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http://www.lemonde.fr/politique/article ... 23448.html

Rémy Schwartz, conseiller d'Etat, a été nommé président du conseil d'administration de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) en remplacement d'Arno Klarsfeld par un décret du président de la République publié mardi au Journal officiel. Enarque, M. Schwartz, 62 ans, a notamment été enseignant à l'ENA.

Arno Klarsfeld, avocat et réputé proche de Nicolas Sarkozy, avait été nommé président de l'OFII en septembre 2011. Avant sa nomination, M. Sarkozy avait déjà confié à plusieurs reprises à M. Klarsfeld des missions variées – sur "la loi, l'histoire et le devoir de mémoire" en 2005, sur la prévention de la délinquance des mineurs – ainsi qu'une médiation auprès de sans-papiers en 2006.

L'ex-président de l'OFII avait multiplié les polémiques. A peine nommé, Arno Klarsfeld avait relativisé la politique du ministère de l'intérieur de l'époque, Claude Guéant, qui entendait éloigner 30 000 étrangers en 2011. Les étrangers reconduits, comme les Roms, ne vont pas "vers Auschwitz" ni une "destination fatale", avait-il déclaré.

Dans un entretien dans la Voix du Nord, il avait critiqué en janvier 2012 les Roms qui "vivent avec huit enfants dans une pièce, lorsqu'on n'a qu'une pièce, on ne fait pas huit enfants !" Enfin en mars 2012, après le discours de Villepinte de M. Sarkozy, Arno Klarsfeld s'était prononcé pour la construction d'un mur de 130 km entre la Grèce et la Turquie pour bloquer les immigrants illégaux.

Arno Klarsfeld, 47 ans, est le fils de Beate, infatigable chasseuse de nazis, et de Serge, avocat et président-fondateur de l'Association des fils et filles de déportés juifs de France, dont Arno a été l'avocat aux procès Touvier et Papon.
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Beau bateau... :idea: grâce à qui :sm11: les 304 millions, donc la médiation, donc :idea: :twisted: :roll: :sm1: :sm2: :evil: :x :sm10:
http://www.rmc.fr/editorial/173565/enqu ... ire-tapie/

http://www.allboatsavenue.com/reborn-le ... la-semaine
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Tapie veut amarrer son yacht dans le Vieux-Port
Par Aliette de BroquaMis à jour le 10/01/2013 à 14:48 | publié le 10/01/2013 à 10:37 Réactions (38)

L'homme d'affaires a fait une demande à la capitainerie du Vieux-Port de Marseille pour pouvoir y amarrer son yacht de 75 mètres, le Reborn.

Après le Phocéa, le Reborn. Bernard Tapie, qui vient de s'offrir les journaux du sud du Groupe Hersant Médias, renoue avec ses habitudes d'il y a une vingtaine d'années quand, au faîte de sa gloire, il affichait son superbe trois-mâts non loin de la mairie convoitée.
Il vient d'écrire à la capitainerie du Vieux-Port pour demander un emplacement pour son mégayacht, le Reborn, signe tangible de sa renaissance.
L'homme d'affaires, qui n'attend plus que l'homologation par le tribunal de commerce de Paris de la reprise du groupe de presse qui compte notamment le quotidien marseillais La Provence, souhaite installer son bateau de 75 mètres sur le quai de la Fraternité de février à avril, a précisé hier Eugène Caselli, le président socialiste de la communauté urbaine de Marseille, lors de ses vœux à la presse.
«Nous avons réalisé une étude technique, nous avions accepté le Ponant, qui fait 10 mètres de plus, donc il n'y a pas de raison de refuser si techniquement cela ne pose pas problème», a expliqué le dirigeant de Marseille Provence Métropole, la communauté urbaine qui gère le port. «Je n'ai pas de raison de dire non à M. Tapie.» :sm11:
«C'est un passager comme un autre, qui paiera toutes les taxes et loyers», a ajouté l'élu, candidat déclaré à la mairie en 2014.

Même si Tapie nie avoir des ambitions politiques dans cette ville dont il a été à deux doigts de ravir la mairie en 1995, il précise toujours «aujourd'hui» ou «pour le moment». Le nom choisi pour son bateau qu'il souhaite que tous les Marseillais puissent voir est tout un symbole. Il faut dire que l'ancien président de l'Olympique de Marseille, ancien ministre, ancien député, a bien failli devenir maire de Marseille il y a dix-huit ans. Les sondages le donnaient largement gagnant, mais la justice a été particulièrement rapide pour le condamner et le rendre inéligible.
Dès qu'il a empoché les 304 millions d'euros de l'arbitrage de son différend avec le Crédit lyonnais, il a acquis son nouveau yacht au magnat des médias australien Reg Grundy pour 40 millions d'euros, en 2009. Depuis des travaux d'amélioration y ont été réalisés et le bateau est loué 570.000 euros la semaine, principalement à de riches Russes.
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Intervention au Mali : quel coût pour la France ?

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Le coût horaire d'un Rafale était estimé à 27 000 euros en 2010

Pour déloger les djihadistes qui tiennent le nord du pays, la France multiplie le nombre de troupes combattantes. Selon le journal Le Monde, le dispositif passerait de 550 à 2 500 hommes.

Selon le site de la chaine BFMTV, en Afghanistan, la présence militaire française aurait nécessité 1,4 million d'euros par jour. En Libye, l'opération Harmattan en 2011, qui a impliqué l'envoi du groupe aéronaval au large des côtes libyennes pendant sept mois, serait revenue à 1,7 million par jour.

400 000 euros par jour

Se basant sur les coûts de l'intervention libyenne d'octobre 2012, présentés dans un rapport parlementaire, l'intervention au Mali se monterait à 400 000 euros par jour.

Selon un rapport budgétaire du député PS Jean Launay daté d'octobre 2012, le coût horaire d'un avion Rafale était estimée à 27 000 euros en 2010. Celui d'un Mirage 2000 est moins élevé : 11 700 euros.
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http://www.lemonde.fr/societe/article/2 ... _3224.html

Eric Woerth épinglé dans le transfert de "la parcelle de l'An IV"
LE MONDE | 09.02.2013 à 10h06 • Mis à jour le 09.02.2013 à 10h18 Par Gérard Davet et Fabrice Lhomme

Eric Woerth, en mai 2009. Dans un rapport à paraître que "Le Monde" s'est procuré, la Cour des comptes pointe les conditions de la cession d'un terrain à l'Institut à Paris en 2009, sur lequel doit être bâti un auditorium "André Bettencourt".

Nicolas Sarkozy, et surtout son ex-ministre du budget Eric Woerth (2007-2010), n'en auront donc jamais fini avec le scandale Bettencourt. Après le volet "abus de faiblesse", toujours instruit à Bordeaux, dans lequel tous deux sont impliqués, voici le maire de Chantilly et l'ex-président de la République implicitement mis en cause par la Cour des comptes, sur un autre aspect de l'affaire, révélé en juin 2010 dans les enregistrements clandestins réalisés au domicile de l'héritière de l'Oréal.

FAVORISER LA CRÉATION D'UN AUDITORIUM "ANDRÉ BETTENCOURT"

Dans son rapport annuel à paraître, dont Le Monde a pu prendre connaissance, la Cour des comptes stigmatise en effet le transfert, en janvier 2009, à l'Institut de France, d'une parcelle, dite de "l'An IV". Elle juge la décision "non motivée", prise "sans concertation". Un processus entamé dès juin 2004, alors que M. Sarkozy était ministre de l'économie, et conclu en 2009. Or ces 1 500 m2 au cœur de Paris, estimés par les Domaines à 15 millions d'euros, avaient été attribués en 1796 à l'Hôtel de la Monnaie. Pourquoi les lui retirer, même si l'Institut n'a eu de cesse, depuis des années, d'obtenir ce transfert ?

Cette faveur ministérielle semble intéressée: il faut favoriser la création d'un auditorium "André Bettencourt", du nom de l'époux de Liliane Bettencourt, décédé en novembre 2007. La milliardaire est prête à signer un chèque de 10millions d'euros.

Il faut rappeler le contexte: entre 2007 et 2010, Florence Woerth, épouse du ministre du budget Eric Woerth, était salariée chez Clymène, la société gérant la fortune de Mme Bettencourt. Or, la Monnaie de Paris est un établissement public dépendant de Bercy. Autre élément gênant pour M. Woerth: l'Institut de France est son principal administré, puisqu'il possède une grande partie de la surface de la commune Chantilly.

Tout commence donc le 25 juin 2004 lorsque, selon la Cour des comptes, "revenant sur plusieurs refus successifs de ses prédécesseurs, le ministre de l'économie s'est engagé par courrier au transfert de la parcelle". Ce ministre, c'est Nicolas Sarkozy. Pour les magistrats, il s'agit d'une "décision non motivée, intervenue sans concertation". Pis, "elle n'a été précédée d'aucune étude de faisabilité technique ni estimation de coût (...) Les différentes administrations concernées n'ont pas été associées à la décision".

"UNE SOLUTION JURIDIQUEMENT CONTESTABLE"

Reste que le ministre Sarkozy éprouve le plus grand mal à faire appliquer sa volonté. En effet, tant France Domaine que l'Agence des participations de l'Etat soulignent "que l'exercice des missions de la Monnaie de Paris justifie le maintien de la parcelle" dans ses attributions initiales. Dès lors, comme l'écrit la Cour des comptes, "une solution juridique a donc été imaginée pour tenter de contourner la difficulté". Tout se passe comme s'il fallait impérativement contenter les Bettencourt. Entre-temps, mi-2007, M. Sarkozy est devenu président et M. Woerth ministre du budget. Quatre parcelles cadastrales sont délimitées. Et en décembre 2008, via un amendement caché au cœur de la loi de finances rectificative, deux parcelles, correspondant précisément à la surface de celle de "l'An IV", sont mises à disposition de l'Institut, par un arrêté du ministère du budget du 29 janvier 2009.

"Une solution juridiquement contestable", assurent les magistrats. Et contestée. Christophe Beaux, nommé en 2007 à la tête de la Monnaie de Paris, fait de la résistance. Au point de fâcher Eric Woerth, qui réclame par deux fois sa tête à Christine Lagarde, alors ministre des finances. Le cabinet du ministre du budget est très insistant, comme dans l'affaire de l'hippodrome de Compiègne.

Au final, une convention est signée en février 2009 entre l'Institut et la Monnaie de Paris. Mais Christophe Beaux prend soin d'ajouter une mention manuscrite, au-dessus de son paraphe, provoquant l'ire du pouvoir. Il écrit, en toutes lettres: "Sur instruction de l'Etat". La décision, dénoncent les magistrats, "a causé un préjudice financier à l'établissement public ainsi qu'à l'Etat actionnaire". A l'époque, la Monnaie de Paris est lourdement déficitaire, et la rétrocession de la parcelle contraint l'établissement à un réaménagement interne, soit un préjudice de 28,4 millions d'euros.

Avant les magistrats de la Cour des comptes, la brigade financière avait effleuré l'affaire, dans le cadre de l'enquête préliminaire gérée à Nanterre par Philippe Courroye, magistrat proche de M. Sarkozy. Le 29 juillet 2010, devant la police, Eric Woerth s'était défendu de tout favoritisme: "L'Etat avait depuis plusieurs années arbitré l'opposition entre la Monnaie de Paris et l'Institut à propos de la disposition de cette parcelle. Des décisions avaient été prises par les précédents ministres de l'économie (MM. Sarkozy et Breton). Mon rôle a été de mettre en œuvre ces décisions." Il avait assuré: "Ma préoccupation était de ne pas engager d'argent public dans cette affaire." La Cour des comptes ne partage pas son point de vue. Et la Monnaie de Paris va maintenant, sur la foi du rapport de la Cour des comptes, réclamer un dédommagement substantiel.

LE CADEAU DE L'AGA KHAN

Un autre élément de contexte permet d'éclairer l'affaire, et de mieux comprendre l'attention particulière accordée par MM. Sarkozy et Woerth aux desiderata de l'Institut. En 2004, le richissime Aga Khan a offert 40 millions d'euros à l'Institut pour restaurer le domaine de Chantilly. Or, comme le révéla Mediapart, en avril 2008, afin de remercier le milliardaire de sa générosité, le président Sarkozy l'a exonéré de tout impôt, au nom de "la haute courtoisie internationale". A l'époque, le ministre du budget n'est autre qu'Eric Woerth. Et, redevenu avocat depuis sa défaite à la présidentielle de mai 2012, M. Sarkozy vient d'accepter de défendre l'Aga Khan, menacé par un coûteux divorce...

Gérard Davet et Fabrice Lhomme
"Eric Woerth est un ami. Il est très sympathique"

Le 27 octobre 2009, dans une conversation captée chez Liliane Bettencourt par son majordomme, Patrice de Maistre, son gestionnaire de fortune lui annonce, à propos de l'hôtel de la Monnaie: "Et ça, c'est mon ami Eric Woerth, dont la femme travaille pour nous, qui s'en est occupé. Et maintenant, il faut faire des travaux pour faire un auditorium. (...) Eric Woerth (...) est un ami (...), parce que c'est grâce à lui qu'il y a eu l'hôtel de la Monnaie. Et c'est lui qui a permis à l'Institut de récupérer le bâtiment dans lequel on va faire l'auditorium. Il est très sympathique, et en plus, c'est lui qui s'occupe de vos impôts, donc je trouve que ce n'était pas idiot."
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30 euros d'amende,
quelques années de procédure, des frais de justice pour l'Etat...pour : faut lire :D

http://hudoc.echr.coe.int/sites/fra/pag ... 7#{"itemid":["001-117137"]}
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Aides à la compréhensions :
http://www.lexpress.fr/informations/les ... 95537.html
Avec qui était Bernard Tapie, le 17 juin dernier, aux alentours de 15 heures, dans son bureau parisien? Avec Boro Primorac, l'ex-entraîneur de Valenciennes qui, depuis plus d'un mois, soutient qu'il a été conduit par un intermédiaire auprès du président de l'OM?
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/informations/les ... jz5vDGk.99

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Borloo
À l'orée des années 1980, devenu avocat au barreau de Paris, il fonde le cabinet d'avocats Borloo & Associés, d'abord spécialisé dans le droit des entreprises en difficulté puis dans la transmission, l'implantation d'entreprises, le marché financier, les fusions et acquisitions. S'entourant de jeunes ingénieurs, Jean-Louis Borloo se positionne alors comme l'un des conseils externes les plus recherchés par les grandes entreprises, et est classé par Forbes parmi les avocats les mieux payés au monde7. Il est ainsi l'avocat d'affaires de Bernard Tapie8.

http://www.lemonde.fr/politique/article ... 23448.html

L'UMP ne se presse pas de défendre Claude Guéant
LE MONDE | 13.06.2013 à 11h52 • Mis à jour le 15.06.2013 à 12h13
Par Alexandre Lemarié

Il reste seul dans la tempête. Plus d'un mois après le début de ses ennuis judiciaires, Claude Guéant ne peut compter sur le soutien de sa propre famille politique. A l'UMP, les moins malveillants à son encontre ne font pas de commentaires. D'autres prennent moins de pincettes et tiennent des propos contribuant à enfoncer l'ancien bras droit de Nicolas Sarkozy.
Mis en cause depuis mardi 30 avril dans une affaire judiciaire, Claude Guéant est soupçonné de "détournement de fonds publics". Selon un rapport remis le 10 juin à Manuel Valls, M. Guéant aurait touché des primes en liquide, de 2002 à 2004. Quelque 10 000 euros mensuels, prélevés sur les frais d'enquête de la police, ont été "remis" à celui qui était alors directeur du cabinet de M. Sarkozy, à l'intérieur.

Lire aussi : Cabinets ministériels : dix ans de primes à la loupe

"C'est un problème majeur puisque cet argent n'était pas destiné à des primes de cabinet", a jugé l'ex-premier ministre Jean-Pierre Raffarin, rappelant que le gouvernement Jospin avait supprimé ces primes au début de l'année 2002. Le député filloniste Pierre Lellouche s'est dit choqué "dans la mesure où c'est interdit". "Ça fait beaucoup désordre. Il y a eu Cahuzac, il y en a de tous les côtés", s'est-il inquiété. Autre soutien de M. Fillon, Valérie Pécresse a estimé que M. Guéant devrait rembourser les primes reçues si la justice montrait qu'elles n'avaient "pas de base légale". "Il y a une faute évidente", a tranché Benoist Apparu, reconnaissant que tous les membres de l'UMP étaient "embarrassés" par le cas Guéant.

Lire aussi : Primes en liquide de Guéant : Benoist Apparu dénonce une faute évidente

LE "MAILLON FAIBLE"

Les responsables de droite ne se montrent pas particulièrement solidaires avec celui qui a secondé M. Sarkozy de 2002 à 2012. Pour une raison simple : "Personne ne veut être associé à Guéant, car chacun est convaincu que ça va mal se finir", juge un ex-ministre sous le couvert de l'anonymat. "On ne peut rien dire, car on ne connaît pas le fond de l'affaire, et Guéant a une défense à géométrie variable...", explique un dirigeant UMP.

"Je n'ai pas beaucoup d'amis, je le regrette", confiait M. Guéant à Paris Match, en 2010. A l'époque, il était au sommet. Surnommé le "vice-président", l'ex-secrétaire général de l'Elysée détenait de grands pouvoirs, suscitant la rancoeur à Matignon et au sein du gouvernement. "Il a traité avec beaucoup d'arrogance et de mépris tous les élus UMP quand il était au pouvoir", se rappelle un ex-ministre. "Celui qui a été l'homme fort du système Sarkozy pendant cinq ans devient le maillon faible", résume cruellement un autre.

"PAS DE LA FAMILLE"

D'autant que les ténors du parti n'ont jamais vraiment considéré l'ancien préfet comme l'un des leurs. "Il n'est pas de la famille, juge un cadre U MP. Jamais élu, il est passé directement du statut de préfet à celui de politique au sommet." "Il n'est pas du sérail. Donc, ceux qui ne l'aiment pas se lâchent aujourd'hui", observe un proche de l'ancien président.

Les sarkozystes ont flairé le piège et ne veulent pas que les soucis de M. Guéant éclaboussent leur candidat. :sm11: Certains, comme Brice Hortefeux, restent discrets pour ne pas donner de relief aux ennuis du plus fidèle serviteur de M. Sarkozy. D'autres tentent d'établir un cordon sanitaire entre l'ex-ministre de l'intérieur et son directeur de cabinet de l'époque. "Nicolas Sarkozy ne savait rien et n'a jamais envoyé Guéant en service commandé, assure un proche de l'ancien chef de l'Etat. Qu'il ait eu des collaborateurs ayant commis des fautes ne veut pas dire qu'il le savait et y a participé."
:sm11: L'argumentaire en rappelle un autre... Il ressemble à celui du pouvoir socialiste plaidant, au sujet de Jérôme Cahuzac, "la faute d'un seul homme".

Alexandre Lemarié

http://www.lemonde.fr/societe/article/2 ... _3224.html

Affaire Tapie : Sarkozy aurait demandé une médiation dès 2004
Le Monde.fr avec AFP | 15.06.2013 à 19h29

Nicolas Sarkozy est intervenu dès 2004, alors qu'il était ministre de l'économie, pour un règlement à l'amiable du conflit entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais, en donnant l'instruction d'entamer une médiation, contre l'avis du Consortium de réalisation (CDR), a déclaré, samedi 15 juin, son ancien président, Jean-Pierre Aubert.

Lire : Bernard Tapie évoque ses rendez-vous à l'Elysée

"Début juillet 2004, quand Nicolas Sarkozy était ministre de l'économie, Claude Guéant m'avait fait venir dans son bureau et m'avait demandé d'accepter une solution transactionnelle. Je lui ai dit 'non'", a affirmé M. Aubert, patron du CDR de fin 2001 à fin 2006. Selon lui, un autre conseiller de M. Sarkozy, François Pérol, avait fait la même démarche, en vain.

"JE NE POUVAIS PAS REFUSER"

"Nicolas Sarkozy a souhaité me voir en septembre-octobre 2004. Il m'a réitéré lui-même fortement cette demande, mais je lui ai dit que ça me paraissait une très mauvaise idée", a poursuivi l'ancien patron du CDR. Cet organisme public était chargé de solder le passif du Crédit lyonnais et notamment le conflit entre l'ancienne banque publique et Bernard Tapie, qui s'estimait floué lors de la vente d'Adidas.

Selon M. Aubert, M. Sarkozy lui a alors donné instruction d'ouvrir une médiation : "Je ne pouvais pas refuser, mais j'ai posé deux conditions : que je puisse nommer un médiateur incontesté et incontestable et que le CDR n'ait jamais à faire un chèque, ne serait-ce que d'un euro, aux époux Tapie."

Confiée entre novembre 2004 et mars-avril 2005 à Jean-François Burgelin, ancien procureur près de la Cour de cassation, cette médiation a échoué, Bernard Tapie en ayant refusé les conclusions : il aurait dû apporter l'ensemble de ses actifs, y compris son hôtel particulier à Paris, et de son côté, le CDR aurait effacé tout ou partie de ses créances de 120 millions d'euros.
Infographie : Les protagonistes de l'affaire Tapie-Lagarde

En 2005, la cour d'appel de Paris a alors condamné le CDR à payer 135 millions d'euros à M. Tapie, un arrêt cassé en 2006 par la Cour de cassation. Mais, en 2007, un tribunal arbitral (privé) a été saisi et a condamné le CDR à verser environ 400 millions d'euros. Cet arbitrage fait aujourd'hui l'objet d'une enquête.

Une médiation et un arbitrage permettent de solder un conflit sans passer par les tribunaux. Alors qu'une médiation permet d'aboutir à un accord négocié entre des parties via un intermédiaire, lors d'un arbitrage, les parties font valoir leurs arguments mais doivent accepter la sentence énoncée.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2 ... _3224.html

Bernard Tapie évoque ses rendez-vous à l'Elysée
Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 14.06.2013 à 08h53 • Mis à jour le 15.06.2013 à 10h21

Bernard Tapie juge tout à fait légitime d'avoir été présent à l'été 2007 à une réunion à l'Elysée avec "toute la chaîne de commandement" concernée par le choix de recourir à un arbitrage pour solder son conflit avec le Crédit lyonnais. Jeudi 14 juin, une source proche de l'enquête a révélé que, pendant sa garde à vue, Stéphane Richard a affirmé aux enquêteurs que M. Tapie était présent en 2007 à une réunion à l'Elysée destinée à mettre en place la procédure d'arbitrage.
Dans un entretien accordé jeudi à Reuters, l'homme d'affaires s'étonne aussi qu'on puisse lui reprocher sa proximité avec Nicolas Sarkozy, :roll: qu'il voyait "environ tous les trois mois", avant et après son élection en 2007. "Une décision comme celle-là, aller à l'arbitrage, ne peut pas se faire sans que toute la chaîne de commandement soit d'accord", affirme-t-il, au lendemain de la mise en examen de Stéphane Richard, l'actuel PDG d'Orange, pour "escroquerie en bande organisée". "S'il l'a dit, c'est que c'est vrai", dit-il, soulignant qu'une telle rencontre "précédait de six mois la décision définitive d'arbitrage", qui lui a accordé 403 millions d'euros.

"JE N'AI PAS CHOISI L'ENDROIT OÙ ON SOUHAITAIT ME RECEVOIR."

Interrogé par Le Parisien sur sa présence à une réunion cruciale à l'Elysée en juillet 2007, l'homme d'affaires répond : "Objectivement, je ne m'en souviens pas. Mais je ne peux pas croire que Stéphane Richard puisse se tromper." :sm11:

Et de préciser qu'il est "allé plusieurs fois à l'Elysée. Je ne m'en cachais pas, d'ailleurs. J'entrais et je sortais par la grande porte et pas par l'arrière-cour". Il indique avoir "souvent rencontré Henri Guaino, Catherine Pégard et un peu moins souvent Claude Guéant. C'est vrai que je voulais faire entendre mes arguments. J'ai également eu des rendez-vous avec Nicolas Sarkozy en personne et avec François Fillon à Matignon. Mais je ne me suis jamais entretenu de mon dossier avec eux." :sm11:

Aux yeux de Bernard Tapie, la ministre de l'économie de l'époque, Christine Lagarde, a souhaité avoir un "grand nombre de consultations, d'avis et d'expertises" pour peser "les avantages et inconvénients" d'un arbitrage.
"Il est probable qu'ils m'aient demandé à l'époque en quoi c'était intéressant pour moi et pour eux de passer à l'arbitrage, puisqu'on avait échoué dans la médiation", explique-t-il.

Prié de dire pourquoi cette rencontre se serait déroulée à l'Elysée, et non à Bercy, Bernard Tapie répond : "Je n'ai pas choisi l'endroit où on souhaitait me recevoir." "Ce n'est pas interdit que le secrétaire général de l'Elysée, que le directeur du cabinet de Mme Lagarde et le directeur du CDR, qui sont toute la chaîne de commandement d'une décision comme celle-là", :sm11: souhaitent le voir.

L'homme d'affaires précise que toutes les autres réunions spécifiques à l'arbitrage se sont déroulées au cabinet de l'avocat du CDR. "Sauf une fois, elles n'ont jamais eu lieu en ma présence, ni celle de Claude Guéant ou Stéphane Richard."

L'arbitrage évoqué dès 2002
L'ex-ministre du budget Alain Lambert (2002-2004) a affirmé jeudi à BFMTV que Jean-Louis Borloo lui avait parlé d'"arbitrage en 2002" pour mettre un terme au contentieux sur la vente d'Adidas entre l'homme d'affaires et le Crédit lyonnais.
"A l'occasion du café qui précède chaque conseil des ministres, Jean-Louis Borloo me suggère de rencontrer Bernard Tapie en me précisant qu'un contentieux existe entre Bernard Tapie et Bercy, qu'il y a pour l'Etat un risque financier et que la solution de la transaction serait meilleure, affirme l'ex-ministre du budget. Je dis que je ne connais pas le sujet et qu'il faut que ce soit l'administration qui traite avec le contribuable."
"Cet arbitrage, l'idée en est venue apparemment en 2007. Moi, j'en parle avec lui en 2002, cinq ans avant", relève-t-il, en ajoutant aussitôt : "Je ne sais pas du tout si, en 2007, il [M. Borloo] a été dans la boucle ou pas."
Alain Lambert fait valoir que "l'administration considérait que l'intérêt de l'Etat était de continuer la procédure". "L'administration fiscale, a-t-il insisté, considérait qu'elle pouvait gagner devant les juridictions et elle n'avait aucun doute."

http://www.lemonde.fr/societe/article/2 ... _3224.html

"J'ai les sous !" : une "interprétation" de l'attitude de Tapie après l'élection de Sarkozy
Le Monde.fr avec AFP | 13.06.2013 à 05h39 • Mis à jour le 13.06.2013 à 13h10

"Ça y est : j'ai les sous !" C'est ainsi que Benoît Bartherotte, homme d'affaires girondin, affirme avoir "interprété" l'attitude de Bernard Tapie au soir de l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République le 6 mai 2007.

L'interview de M. Bartherotte, connu en Gironde pour son combat contre l'érosion de la pointe du Cap Ferret, où se trouve sa propriété, au journal Sud-Ouest a fait grand bruit jeudi 13 juin au matin. Il y explique ses liens avec M. Tapie et ses convictions sur les intentions de l'homme d'affaires marseillais en soutenant Nicolas Sarkozy pendant la campagne de 2007.
"Le soir de la victoire de Nicolas Sarkozy, on l'a tous vu exulter : ça y est, j'ai les sous !" Il semblait sûr de lui, l'avenir a prouvé qu'il avait raison, mais à court terme", affirme le Girondin évoquant le règlement du contentieux entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais.

TAPIE DÉMENT

:roll: Jeudi, M. Tapie s'est dit scandalisé par ces propos. "Ce type dit n'importe quoi sur moi. Le soir de l'élection de Sarkozy, j'étais chez moi, avec mes parents, mes enfants, et, sauf si ce monsieur était caché dans un placard à balais, je ne vois pas comment il a pu entendre ce que je disais ce soir-là, affirme-t-il à l'AFP.

Les propos de M. Bertherotte ont été largement repris, jeudi matin, par les médias français, amenant l'intéressé à apporter des précisions sur ce qu'il avait exprimé. Il confirme qu'il n'était pas avec Bernard Tapie au soir de l'élection mais explique son interprétation de la situation. "Quand il [Bernard Tapie] a fait le tour des plateaux de télévision en exultant, on comprenait 'ça y est, j'ai les sous', il est évident qu'il avait fait élire Sarkozy et qu'il estimait qu'on lui devait un renvoi d'ascenseur", a-t-il affirmé sur BFMTV, ajoutant : "Mon propos est imagé mais il est extrêmement clair, c'est l'interprétation de quelqu'un qui connaît bien son sujet".

Pour M. Bartherotte, Bernard Tapie "comptait bien" sur une décision d'arbitrage, "et c'est pour cela qu'il avait pris une position très tranchée en faveur de Sarkozy" lors de la campagne de 2007, a-t-il dit sur iTélé.

RENCONTRE DANS LES ANNÉES 1980

Homme d'affaires lui aussi, Benoît Bartherotte a connu Bernard Tapie dans les années 1980 alors que lui-même se trouvait à la tête de la maison de couture Jacques Esterel. Pour convaincre l'Etat de choisir la voie de l'arbitrage pour régler son différend avec le Crédit lyonnais, procédure qui lui a rapporté 403 millions d'euros en 2008, il estime que l'ancien ministre de la ville, "tel qu'[il] le connaî[t], aura su promettre un arrangement électoral, comme par exemple se présenter à une élection pour bloquer la gauche à un moment décisif". "Le problème aujourd'hui ne viendrait-il pas du fait que le contrat n'a pas été rempli ?" s'interroge-t-il.

"LES TURPITUDES DU LYONNAIS NE FONT PAS LA VERTU DE TAPIE"

Le Girondin, qui dit avoir eu quelques démêlés avec M. Tapie – qu'il qualifie de "malin, drôle", mais manquant "seulement [de] quelques principes moraux" –, juge que ce dernier a été "incontestablement" victime du Lyonnais. M. Bartherotte lui-même avait créé en 1996 l'Association des petits porteurs pour l'annulation de la vente litigieuse d'Adidas (Appavla), dont les membres s'estimaient aussi grugés par le Lyonnais, et la justice avait condamné la banque, le 7 novembre 1996, à payer une provision de 600 millions de francs (91,5 millions d'euros) aux liquidateurs des sociétés de M. Tapie.

Dans cette veine, M. Bartherotte qualifie la décision d'arbitrage de "logique mais scandaleuse". Selon lui, "les turpitudes du Lyonnais ne font pas la vertu de Tapie", qui avait "risqué [...] surtout [l'argent] du contribuable", puisque "c'était le Crédit lyonnais qui avait avancé la majeure partie des capitaux".

Mercredi, Stéphane Richard, PDG d'Orange et ancien directeur de cabinet de la ministre de l'économie Christine Lagarde – elle-même témoin assisté dans cette affaire d'arbitrage –, a été mis en examen pour "escroquerie en bande organisée", comme l'ancien président du consortium de réalisation, Jean-François Rocchi, qui l'est également pour "usage abusif de pouvoirs sociaux".
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Re: Sarko président!

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Richie a écrit :"Quand il [Bernard Tapie] a fait le tour des plateaux de télévision en exultant, on comprenait 'ça y est, j'ai les sous', il est évident qu'il avait fait élire Sarkozy et qu'il estimait qu'on lui devait un renvoi d'ascenseur", a-t-il affirmé sur BFMTV, ajoutant : "Mon propos est imagé mais il est extrêmement clair, c'est l'interprétation de quelqu'un qui connaît bien son sujet".
J'ai été fortement étonné d'une part de voir B. Tapie en direct sur les plateaux TV le soir de l'élection en 2007, et d'autre part de le voir y tenir un discours hyper optimiste lors d'interventions très courtes ("Vous allez voir, vous n'allez pas le regretter, ce sont des tous bons qui sont dorénavant au pouvoir" ... et hop, plateau suivant).
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BART26
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Re: Sarko président!

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Bouge pas , je vais te donner en fonction de la trahison des électeurs de Droite ... :sm37:
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L'Dingo
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Re: Sarko président!

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BART26 a écrit :Comptes de campagne de sarkozy invalidés....

Bouge pas , je vais te donner en fonction de la trahison des électeurs de Droite ... :sm37:
Puisque mémé Liliane va pas participer ( déjà qu'elle lui donnait pas avant :roll: :sm11: ), :twisted:
que Guéant a déjà fourgué toutes ses croutes :shock:
et que Gégé ne peut plus fournir d'euros mais seulement du rouble :cry: ..

..je vais devoir me fendre de 1€ de contribution , car je suis un vrai démocrate :twisted: :twisted:
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Kenzo
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Re: Sarko président!

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:lol:
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Richie
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Re: Sarko président!

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:shock:

http://www.lemonde.fr/societe/article/2 ... _3224.html

Boris Boillon, ancien ambassadeur à Tunis, arrêté avec 350 000 euros en liquide
Le Monde.fr | 30.08.2013 à 16h47 • Mis à jour le 30.08.2013 à 18h31

Selon des documents consultés par Mediapart, Boris Boillon, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy à l'Elysée et ancien ambassadeur de France en Tunisie, a été interpellé par la douane à la gare du Nord le 31 juillet, alors qu'il s'apprêtait à embarquer à bord d'un Thalis en direction de Bruxelles.
Sans document d'identité ni téléphone portable, :roll: vêtu d'un jean et d'un polo, ce diplomate de 43 ans à la personnalité fougueuse transportait dans un sac 350 000 euros et 40 000 dollars en espèces, raconte Mediapart, qui a pu accéder au procès-verbal.

"J'AI OUBLIÉ MES DOCUMENTS D'IDENTITÉ EN BELGIQUE"

En vertu de l'article 464 du code des douanes, le transfert dans un autre pays de l'Union européenne de sommes supérieures à 10 000 euros est interdit sans déclaration préalable. En cas d'infraction, le contrevenant peut être puni "d'une amende égale au quart de la somme sur laquelle a porté l'infraction ou la tentative d'infraction". "Le service de police judiciaire de la douane a été saisi et une enquête est en cours. Elle devrait notamment déterminer l'origine des fonds", précise Mediapart.

Lors de son audition, l'ancien diplomate, désormais résident belge reconverti dans les affaires, a tenté de justifier le transport de ces fonds par sa volonté d'ouvrir une filiale de son entreprise de consulting Spartago en Belgique. Il affirme que cette somme lui vient de ses activités auprès de sociétés irakiennes, qui lui ont été rémunérées en "numéraire" à Paris en raison du sous-développement du système bancaire en Irak.

Il affirme également avoir "oublié" ses papiers d'identité en Belgique :roll: en partant pour Paris le matin même, "justement" parce qu'il n'était "pas à l'aise avec cet argent", :roll: dont une partie était stockée dans une mallette "enterrée à côté de [s]a cave", :roll: et qu'il voulait "régulariser la chose au plus vite". :sm11:

"DÉGAGEZ, PETIT SARKO !"

Cet ancien ambassadeur a été débarqué après l'élection de François Hollande, alors que son passage à Tunis avait été marqué par de multiples bévues. Lors de sa première rencontre avec la presse tunisienne en février 2011, il avait refusé de répondre aux questions des journalistes sur la ministre des affaires étrangères Michèle Alliot-Marie, les qualifiant de "questions débiles" ou de "n'importe quoi".

Aussitôt, des centaines de Tunisiens avaient demandé son départ devant l'ambassade de France à Tunis, sous les slogans : "M. Boillon, vous occupez un poste diplomatique et vous n'avez rien d'un diplomate", "Dégagez, petit Sarko !", "Boris dégage !". Le diplomate avait été contraint de s'excuser publiquement.

La défiance entre Tunis et cet ambassadeur dynamique et atypique, qualifié de "Sarkoboy" par Marine Le Pen, ne s'est pas démentie par la suite, renforcée par des photos malencontreuses, comme celle tirée du réseau social Copains d'avant le montrant en play-boy en maillot de bain. En septembre 2011, l'ambassadeur n'avait pas arrangé son cas en posant à la une du magazine tunisien Tunivisions, en smoking noir, façon James Bond. Dans cet entretien un rien complaisant, il faisait sienne la devise d'Henri Bergson : "Agir en homme de pensée et penser en homme d'action." Les Tunisiens avaient peu apprécié.

Pour finir, il y a eu les déclarations malvenues, sur un plateau de télévision français, du diplomate défendant Mouammar Kadhafi et l'idée "qu'on fait tous des erreurs et qu'on a droit au rachat". C'était avant que la France ne s'engage dans le conflit libyen. Lorsqu'il était conseiller Maghreb-Moyen-Orient de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, Boris Boillon était surnommé "mon fils" par le dictateur libyen. :sm11:

Très proche de Nicolas Sarkozy, dont il fut conseiller diplomatique entre 2007 et 2009, l'ancien diplomate arabophone a depuis quitté le Quai d'Orsay pour monter deux sociétés de conseil, Spartago et French Group.
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Caïn Marchenoir
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Re: Sarko président!

Message non lu par Caïn Marchenoir »

Si Sarkozy s'est lancé dans une agression totalement folle contre Khadafi pour effacer une "dette de jeu" : http://www.sudouest.fr/2013/09/08/kadha ... 4-4705.php
Qu'est-ce que Bachar a refilé à Hollande pour qu'il lui en veuille autant ? Ce serait pas lui qui lui aurait présenté Valérie par hasard ? :mrgreen:
Il me semble de plus en plus que le philosophe, étant nécessairement l'homme de demain ou d'après-demain, s'est de tout temps trouvé en contradiction avec le présent ; il a toujours eu pour ennemi l'idéal du jour